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Aux origines

Publié le 9 mai 2016

​Des femmes et des hommes scientifiques à l’origine du CEA

En novembre 1895, un demi-siècle exactement avant la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le physicien allemand Wilhelm Conrad Röntgen découvre fortuitement un rayonnement invisible et inconnu qu’il appelle X, donnant ainsi le coup d’envoi de l’aventure atomique.

En 1896, Henri Becquerel découvre le phénomène de la radioactivité naturelle en observant une émission de rayons, analogues aux rayons X, dans les composés de l’uranium.

Deux ans plus tard, Pierre et Marie Curie démontrent que certains minerais naturels émettent plus de rayons que d’autres et mettent en évidence deux éléments très radioactifs : le polonium et le radium.

Une trentaine d’années plus tard, en 1934, Irène et Frédéric Joliot-Curie « imitent » la nature en créant un nouveau corps radioactif, le phosphore 30. Ils découvrent ainsi la radioactivité artificielle. Les deux chercheurs pensent qu’en cassant des atomes il sera bientôt possible de provoquer des réactions en chaîne explosives, libérant une énorme quantité d’énergie. La théorie de la fission est née.

Aujourd’hui, c’est grâce à la fission et à la réaction en chaîne que les réacteurs nucléaires  sont capables de produire de l’électricité. En France, la production actuelle d’électricité d’origine nucléaire est d’environ 75 %.


AnimationLa fissionAfficher en plein écran




La création du CEA

Après la Seconde Guerre Mondiale, le général de Gaulle est convaincu de la nécessité de fonder un organisme national consacré à l’énergie nucléaire nouvellement découverte. Après avis du conseil d’Etat, le chef du gouvernement signe l’ordonnance du 18 octobre 1945 qui marque la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Frédéric Joliot se voit confier, à partir du 2 janvier 1946, le poste de haut-commissaire, chargé des questions scientifiques et techniques, alors que Raoul Dautry, premier Administrateur général du nouvel organisme, prend en main les questions administratives et financières. Ces deux figures emblématiques de la France de l’époque deviennent les deux premiers dirigeants du CEA.


Ce que dit l’Ordonnance
du 18 octobre 1945


Le texte définit clairement le rôle du CEA, qui doit poursuivre « les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines de la science, de l’industrie et de la défense nationale. Il étudie les mesures propres à assurer la protection des personnes et des biens contre les effets destructifs de l’énergie atomique. Il organise et contrôle (…) la prospection et l’exploitation des gisements de matières premières nécessaires. Il réalise, à l’échelle industrielle, les dispositifs générateurs d’énergie d’origine atomique. Il fournit au gouvernement toutes les informations concernant l’énergie atomique et ses applications et, notamment, l’éclaire dans la négociation des accords internationaux. Et en général, il prend toutes les mesures utiles pour mettre la France en état de bénéficier du développement de cette branche de la science ».

 

Présentation du CEA 

La mission historique confiée au CEA a irrigué plusieurs domaines de recherche en lien direct ou indirect avec la science de l’atome. Aujourd’hui le nucléaire reste un sujet d’étude central  du CEA. Pour accomplir sa mission, l’organisme a élargi le champ de ses recherches (en physique, chimie, biologie) et développé de nouvelles connaissances en microélectronique, dans les matériaux, les nouvelles technologies de l’énergie, par exemple.

Depuis sa création, le CEA constitue donc un acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, au service de grands enjeux stratégiques et industriels de notre pays.

Le CEA intervient aujourd’hui dans le cadre de quatre missions : la défense et la sécurité, l’énergie nucléaire (fission et fusion), la recherche technologique pour l’industrie et la recherche fondamentale (sciences de la matière et sciences de la vie).

Le CEA poursuit ainsi son épopée scientifique, restant dans l’esprit de sa mission définie il y a 70 ans…, avec l’atome comme boussole pour explorer l’infiniment petit, l’infiniment grand, jusqu’à l’infiniment complexe…

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Le CEA en chiffres (fin 2015)

  • 10 centres de recherche
  • 15 958 techniciens, ingénieurs, chercheurs et collaborateurs
  • 51 unités de recherche sous co-tutelle du CEA et de partenaires académiques
  • 53 accords-cadres en vigueur avec les universités et écoles
  • 753 dépôts de brevets prioritaires en 2014
  • 187 start-up technologiques depuis 1972 dans le secteur des technologies innovantes
  • Plus de 500 partenaires industriels
  • 4,1 milliards d'euros de budget
  • 438 projets européens en cours en 2015
  • 31 pôles de compétitivité auxquels participe le CEA dont 18 où le CEA est administrateur


Le CEA est implanté sur 10 centres répartis dans toute la France. Il développe de nombreux partenariats avec les autres organismes de recherche, les collectivités locales et les universités. A ce titre, le CEA est partie prenante des alliances nationales coordonnant la recherche française dans les domaines de l'énergie (ANCRE), des sciences de la vie et de la santé (AVIESAN), des sciences et technologies du numérique (ALLISTENE), des sciences de l'environnement (AllEnvi) et des sciences humaines et sociales (ATHENA).

Reconnu comme un expert dans ses domaines de compétences, le CEA est pleinement inséré dans l’espace européen de la recherche et exerce une présence croissante au niveau international.


VidéoLe CEA - de la recherche à l'industrie

​Qu’est-ce que
la fission ?


La fission est la rupture d’un noyau lourd (noyau d’uranium 235, par exemple) qui, sous l’impact d’un neutron, se scinde en deux noyaux
plus légers. La fission s’accompagne d’un grand dégagement d’énergie.


VidéoLa découverte de la radioactivité


AnimationLa réaction en chaîneAfficher en plein écran


 













De la recherche à l'industrie

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Le CEA a pour mission le transfert de connaissances et d’innovations, de la recherche à l’industrie. Fort de l’expertise de ses chercheurs, ingénieurs et techniciens, le CEA développe ainsi des technologies de pointe, propres à ses domaines d’activité, issues et/ou dérivées pour beaucoup des applications civiles de l’énergie nucléaire.



 


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