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Innover pour demain

Enjeux climatiques et environnement

Publié le 16 décembre 2015

Lutter contre le réchauffement global de la planète

Depuis le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 et l’adoption de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Communauté internationale admet l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et se mobilise afin de limiter le réchauffement global de la planète.
Pour l’avenir, et dans le cadre de ses grands axes de recherche, le CEA travaille notamment sur le développement de modèles climatiques, outils essentiels pour évaluer l’impact de différents scénarii et lutter contre le réchauffement climatique. 

La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère a augmenté extrêmement rapidement au cours des dernières décennies, pour atteindre des niveaux sans précédent au cours du dernier million d’années.
Des modifications du climat et de l’environnement ont été clairement observées depuis le XXe siècle :

  • la température moyenne a augmenté de 0,75 °C ;
  • le niveau de la mer s’est élevé de 15 cm ;
  • le volume de la banquise a diminué de 50 % au cours des 35 dernières années.

Pour estimer comment évoluera le climat au cours du XXIe siècle et au-delà, il n’est pas possible de procéder à une simple extrapolation à partir des climats passés. On ne connaît pas de climat ancien dont les caractéristiques astronomiques et environnementales soient suffisamment proches du climat actuel et de son évolution rapide, imputable aux activités humaines. Il est donc nécessaire de faire appel à la modélisation.

VidéoLe climat futur au regard du passé

La modélisation est l’une des grandes spécialités du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE – CEA/CNRS/UVSQ). Les chercheurs travaillent en particulier sur la variabilité climatique sur de multiples échelles de temps, sur le long terme en lien avec les variations des paramètres de l’orbite terrestre, et sur des échelles de temps plus courtes, notamment celles concernées par les activités humaines. Pour cela, ils étudient les interactions entre les différentes composantes du système Terre (MERMAID), la dynamique intégrée du climat (CLIM), l’infrastructure de modélisation (CALCULS) et les différents forçages, anthropiques ou naturels. Des méthodes statistiques sophistiquées permettent d’étudier la variabilité des phénomènes climatiques extrêmes. Des techniques mathématiques permettent, par des resserrages locaux des maillages des modèles, d’accéder aux échelles régionales (ESTIMR).

Aujourd’hui, et dans le cadre de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui a lieu en novembre 2015 (COP 21) à Paris, les équipes du LSCE calculent les impacts des différents scénarii envisagés en vue de limiter le réchauffement global de la planète dans un futur proche.


L’action internationale
pour lutter contre le réchauffement climatique

À la demande du G7 et sous l’égide des Nations unies, un groupe de scientifiques internationaux, le GIEC, a été réuni en 1998. Ce groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (en anglais IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change) synthétise les travaux et recherches réalisés à travers le monde sur ce sujet et édite tous les 5 ou 6 ans un rapport sur l’état des connaissances en matière d’évolution du climat.
Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France a accueilli et présidé la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 : COP21/CMP11. Cet événement a rassemblé près de 40 000 participants, avec 195 pays représentés.
La COP21 a abouti à un accord universel, ambitieux, à valeur juridique, avec des mécanismes de révision tous les 5 ans, dans l'optique d'accélérer les efforts pour limiter les rejets de gaz à effet de serre et la transition vers des sociétés et des économies sobres en carbone.


POUR EN SAVOUR PLUS :



Surveillance de l’environnement :
Le Cenalt,
un centre d’alerte aux tsunamis
pour l’Atlantique nord-est
et la Méditerranée occidentale

Le CEA exploite des réseaux de surveillance géophysique depuis les années 50. Il a développé un savoir-faire unique en France dans le domaine de la surveillance opérationnelle. Il est aujourd’hui le seul organisme en charge de l’alerte aux forts séismes en France métropolitaine. Il est aussi en charge d’une double mission en Polynésie Française, avec l’alerte aux séismes et aux tsunamis.

Le Cenalt, Centre d’alerte aux tsunamis pour l’Atlantique nord-est et la Méditerranée occidentale, a été créé à la suite du tsunami de Sumatra du 26 décembre 2004.

Lors de la conférence mondiale sur la prévention des catastrophes en janvier 2005 à Kobe (Japon), la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’Unesco avait été chargée par la communauté internationale de mettre en place un système d’alerte aux tsunamis dans chacun des bassins océaniques concernés par ce risque, dont la Méditerranée occidentale et l’Atlantique nord-est. En effet, si le niveau de risque n’y est pas comparable à celui des océans Pacifique et Indien, le risque tsunami existe bel et bien et plusieurs événements historiques en témoignent.

La France a alors choisi de mettre en œuvre un système d’alerte pour l’Atlantique nord-est et la Méditerranée occidentale et le gouvernement s’est adressé au CEA afin de coordonner, concevoir, mettre en œuvre  et exploiter ce système, en coopération et avec les moyens et les compétences du Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Le Cenalt est opérationnel depuis le 1er juillet 2012. Il a pour mission d’alerter les autorités nationales en charge de la protection de la population. Les autorités des pays riverains de la Méditerranée et de l’Atlantique nord-est qui souscrivent aux services du Cenalt, sont informées de façon simultanée. Implanté sur la commune de Bruyères-le-Châtel, au sein du CEA/DAM Île-de-France, le Cenalt est un maillon essentiel du dispositif mis en place pour assurer la sécurité des citoyens en cas de catastrophe naturelle.

VidéoL'alerte aux tsunamis
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Paysages antarctiques. © CEA IPEV


Campagne océanographique dans l'océan Indien Sud
Campagne océanographique dans l'océan Indien Sud. © A. Mazaud/CEA



















































Observatoire de mesure du CO2 et de l'oxygène, installé au Groenland
Observatoire de mesure du CO2 et de l'oxygène, installé au Groenland.
© C.Morel/Our polar heritage/CEA




















Qu’est-ce
qu’un tsunami ?

« Tsunami » est un terme japonais désignant littéralement une vague de port d’origine sismique qui peut causer des dégâts considérables sur certaines régions côtières.

AnimationLe tsunamiAfficher en plein écran



Salle de surveillance Cenalt
Salle de surveillance Cenalt. © CEA/Cadam

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