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Les recherches du CEA sur...

La gestion des déchets nucléaires

Publié le 20 septembre 2012

​​En France, la gestion des matières et des déchets radioactifs s’inscrit dans le cadre de la loi du 28 juin 2006. Le CEA est impliqué à double titre : en tant qu’exploitant nucléaire, il est responsable de la gestion des déchets qu’il produit ; en tant qu’acteur de la R&D, il conduit des recherches sur le traitement, le conditionnement et le comportement à long terme des déchets.

Historiquement, l’industrie nucléaire fut une des premières à se préoccuper de l’avenir de ses déchets et à chercher des solutions pour leur gestion et leur stockage. Aujourd’hui, plusieurs filières de stockage sont déjà pleinement opérationnelles. D’autres font encore l’objet de recherches en vue de leur industrialisation : une problématique nationale, prise en compte par les pouvoirs publics, et encadrée par la loi.


Gestion des déchets radioactifs
produits par le CEA

La majorité des déchets radioactifs produits par le CEA provient de ses activités de démantèlement, les autres sont issus de ses activités de R&D. En tant qu’exploitant nucléaire, le CEA est responsable de leur gestion. Ils sont de nature très diversifiée, et sont gérés au travers d’environ 160 filières de traitement technique sur les centres CEA.

Sa stratégie consiste à utiliser chaque fois que possible les filières de stockage existantes.

  • Les déchets de très faible activité (TFA) et de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) produits par le CEA sont envoyés dans les centres de stockage dédiés, respectivement à Morvilliers et à Soulaines, dans l’Aube.
  • Le CEA entrepose les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) et de haute activité (HA) qu’il produit sur ses centres dans l’attente d’un site de stockage définitif.

En attendant cette filière de stockage définitif, le CEA met en œuvre des programmes de reprise et conditionnement de ses anciens déchets, et poursuit la construction ou le maintien en conditions opérationnelles de ses installations d’entreposage.


La gestion des déchets nucléaires en France

90% des déchets nucléaires (en volume) produits en France disposent déjà d’une filière de gestion en stockage ultime. Ils sont gérés par l'Andra de façon industrielle et disposent de centres dédiés de stockage : les déchets de très faible activité (TFA) sont stockés sur le site de Morvilliers (Aube), les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) sont stockés en surface sur le centre de Soulaines (dans l’Aube également).

Les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) représentent 3 % du volume de la totalité des déchets nucléaires et 4 % de la radioactivité totale ; les déchets de haute activité (HA) ne représentent, pour leur part, que 0,2 % du volume total des déchets produits, mais 96 % de la radioactivité totale des déchets*. Aujourd’hui, ces déchets n’ont pas encore de filières définitives de stockage. Ils sont conditionnés et entreposés par leurs producteurs, dans l’attente d’un site de stockage définitif. À terme, ils devraient être stockés dans des formations géologiques à grande profondeur. C’est le projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique pour les déchets) de l’Andra.


* Les autres déchets radioactifs (TFA, FMA-VC, et faible activité à vie longue), représentent près de 97 % du volume des déchets, pour un peu moins de 0,04 % de la radioactivité totale.



Les Programmes de R&D du CEA
sur les déchets radioactifs

Aujourd’hui, c’est la loi du 28 juin 2006 qui fixe les grandes orientations de recherche sur la gestion des déchets radioactifs. Cette loi définit trois axes de recherche et d’études complémentaires, le CEA étant principalement impliqué sur deux d’entre eux.

  • La séparation/transmutation des actinides mineurs, sous la responsabilité du CEA. Il s’agit d’isoler puis de transformer les éléments les plus radiotoxiques en les transmutant en d’autres éléments moins radiotoxiques et à vie plus courte. Ces recherches sont menées par le CEA en synergie avec celles menées sur les réacteurs nucléaires à neutrons rapides de 4ème génération, capables de réaliser la transmutation. Le CEA a coordonné les travaux de recherche menés par les établissements publics (Andra, CEA, CNRS, Universités) et leurs partenaires industriels (Areva, EDF) afin d'évaluer les perspectives industrielles des technologies étudiées. Un dossier sur le résultat de ces travaux a été remis au gouvernement fin 2012.

  • Le stockage en formation géologique profonde (projet Cigéo en Meuse / Haute-Marne), sous la responsabilité de l’Andra. Il s’agit de mettre en œuvre un centre industriel de stockage, le stockage en formation géologique profonde étant retenu par la loi comme solution de référence pour les déchets de haute et moyenne activité à vie longue. Dans le domaine de la R&D, le CEA y contribue avec des études sur le comportement à long terme des colis en milieu géologique profond.

  • Le 3ème axe d’étude porte sur l’entreposage des déchets radioactifs et est aussi confié à l’Andra.


Par ailleurs, la loi de 2006, contrairement à celle de 1991 qui avait pour la première fois orienté les recherches sur ces déchets, va plus loin que ces trois axes de recherches. D’abord, son périmètre est plus large. Elle ne concerne pas uniquement les déchets de haute activité et à vie longue, mais l’ensemble des matières nucléaires dans une vision globale de l’aval du cycle du combustible. Ensuite, c’est une loi de programme opérationnelle, qui détermine une politique nationale de gestion, avec des principes et des échéances.

Dans ce cadre, le CEA mène, au-delà des trois axes précédemment cités, des programmes de R&D sur le traitement, le conditionnement et le comportement à long terme des colis en soutien aux producteurs de déchets et à l’Andra.



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