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La sécurité nucléaire au CEA

Garantir la sûreté nucléaire


La sûreté des installations nucléaires est définie comme l'ensemble des dispositions techniques prises aux stades de la conception, de la construction, puis de l'exploitation et enfin du démantèlement.
Publié le 15 janvier 2012

La sûreté des installations nucléaires est définie comme l'ensemble des dispositions techniques prises aux stades de la conception, de la construction, puis de l'exploitation et enfin du démantèlement pour :

  • assurer, en situation normale, un fonctionnement et un état des installations (incluant les transports associés, ainsi que la gestion des effluents et des déchets résultants) sans danger pour les travailleurs, les populations et l'environnement,
  • prévenir les situations accidentelles et en limiter les effets.

La sûreté nucléaire implique la maîtrise d'un ensemble des dispositifs techniques :

  • les réactions nucléaires et chimiques
  • l'évacuation de l'énergie produite
  • le confinement des produits dangereux
  • les présences humaines
  • le devenir des déchets et effluents.


La sûreté nucléaire constitue, avec la sécurité dont elle est une composante, la première priorité du CEA. L'affirmation de la priorité "sécurité-sûreté" est essentielle : elle exprime une stratégie fondamentale de l'entreprise, partagée par tous. Pour être opérationnelle, la priorité est traduite en termes de management et d'organisation, d'objectifs techniques et de méthodes techniques.


Les fondements de la sûreté nucléaire

Bâtir une succession de lignes de défense

Le risque zéro n'existe pas : il est en effet toujours intellectuellement possible de postuler une série de défaillances suffisamment longue pour parvenir à une situation accidentelle.

Les dispositions de sûreté consistent à interposer des "lignes de défense" successives et indépendantes qui s'opposent à tout scénario accidentel, en garantissant que la défaillance de toutes ces lignes est, non pas strictement impossible, mais très peu vraisemblable.

Afin d'en garantir la sûreté, les concepteurs d'une installation nucléaire postulent toujours l'échec successif des dispositions prises. Tout d'abord, ces dispositions doivent garantir le fonctionnement normal. En cas d'échec, aucune défaillance ne doit pouvoir entraîner une situation accidentelle. En cas de nouvel échec, d'autres dispositions doivent minimiser les effets. C'est la défense "en profondeur".

L'expression "ligne de défense" doit être prise dans un sens très large : il s'agit de tout dispositif ou de toute disposition dont l'existence assure la sûreté : enceinte de confinement, mécanisme de contrôle d'une réaction, refroidissement de secours, intervention d'opérateur prévue par procédure, etc…
L'efficacité de chaque ligne de défense doit être évaluée vis-à-vis de tous les scénarios envisageables. C'est le cumul de leurs efficacités qui permet de justifier le caractère "très peu vraisemblable" des scénarios accidentels.

A la conception, mais aussi tout au long de la vie d'une installation, la bonne appréciation de l'efficacité des lignes de défense doit être démontrée dans les rapports de sûreté et leurs réévaluations périodiques :

  • la protection doit être homogène vis-à-vis des différents scénarios
  • la permanence de l'efficacité de chaque ligne de défense doit être assurée en toutes circonstances
  • les lignes de défense doivent être "indépendantes" afin que la chute de l'une d'entre elles ne provoque pas "d'effet de dominos".