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La part des activités humaines dans les inondations de 2014 en Angleterre


​Quel impact le réchauffement d’origine anthropique a-t-il eu sur les précipitations extrêmes du sud de l’Angleterre en janvier 2014 ? Une collaboration européenne de chercheurs, impliquant le LSCE détaille, simulations à l’appui, par quels mécanismes il joue défavorablement. Elle analyse en particulier les relations entre pression et précipitations extrêmes. Ces travaux sont publiés dans Nature Climate Change le 1er février.

Publié le 1 février 2016
​Une série de tempêtes a balayé l'Europe durant l’hiver 2013-2014, causant des inondations catastrophiques dans le sud de l'Angleterre et de lourdes pertes financières. En analysant près de 130.000 simulations climatiques de cette région sur cette période, les chercheurs du LSCE ont montré que non seulement le réchauffement imputable aux activités humaines augmente le taux d’humidité atmosphérique mais qu’il  est également responsable d’un accroissement significatif, quoique modéré, du nombre de jours de janvier dominés par des vents d’ouest. Ces deux facteurs favorisent l’occurrence de précipitations extrêmes. C’est ce qu’a confirmé une modélisation hydrologique du bassin versant de la Tamise. 

Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec l'Université d'Oxford, le UK MetOffice (Grande Bretagne) et le KNMI (Pays-Bas) dans le cadre du projet européen EUCLEIA (EUropean CLimate and weather Events Interpretation and Attribution) consacré aux événements météorologiques et climatiques extrêmes. Ils ont bénéficié du projet de science collaborative « Weather at Home »  permettant de faire tourner sur des ordinateurs de particuliers des simulations climatiques pour l’hiver 2013-2014.

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