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HLA-G : un effet anti-tumoral inattendu dans les cancers du sang


​Des chercheurs du CEA-iMETI, à l’hôpital St Louis (Paris), ont montré qu’une molécule délétère dans les tumeurs solides s’avère bénéfique pour lutter contre certains cancers du sang, tels que le myélome multiple, les lymphomes non-Hodgkiniens et les leucémies myéloïdes chroniques. Cet effet inattendu ouvre des perspectives thérapeutiques importantes pour traiter les hémopathies malignes.

Publié le 10 décembre 2012

​Découverte dans les années 1990 au niveau du placenta chez la femme enceinte, HLA-G permet de bloquer les cellules immunitaires qui, reconnaissant l’embryon comme un étranger, voudraient l’éliminer. Elle est également présente dans un organisme greffé et permet au greffon de ne pas être rejeté. HLA-G semblait dévolue à ces deux tâches car elle n’avait pas été observée dans d’autres circonstances. Mais si les tissus sains n’expriment pas la molécule, les chercheurs l’ont mise en évidence dans des tissus cancéreux. Sa mission vient ici à l’encontre de la santé de l’individu. En effet,  HLA-G, exprimée à la surface des cellules cancéreuses ou disponible en forme soluble, reconnaît les cellules du système immunitaire et les empêche d’agir pour éliminer la tumeur.

Dans le cas des tumeurs non solides, comme les cancers du sang, l’impact de l’expression de la molécule s’avère très différent, et même opposé. Ces différences peuvent être dues à la nature des cellules tumorales qui, dans les hémopathies malignes, sont des cellules du système immunitaire capables d’exprimer des récepteurs inhibiteurs liant HLA-G soluble. Une équipe du CEA-iMETI a mis en évidence l’inhibition de la prolifération de lignées humaines de lymphomes B, de myélome et de leucémies B. HLA-G pourrait donc être proposée dans un nouveau traitement anti-cancéreux. Comme cette molécule est très complexe, les biologistes souhaitent également chercher une molécule plus petite et autant fonctionnelle, composée de peptides intervenant dans l’interaction entre HLA-G et les récepteurs cellulaires.

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