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La réparation d’une altération majeure de l’ADN élucidée


​Un nouveau processus de réparation de la « lésion Uracile » de l’ADN a été découvert par une collaboration internationale. Les biochimistes de l’Inac ont participé à la préparation des  fragments d’ADN synthétiques contenant la lésion Uracile et ont analysé  les mécanismes moléculaires grâce auxquels la lésion est reconnue et  éliminée. Ce processus enzymatique, inconnu jusque-là, a été identifié  grâce à une approche originale mise au point à l’Inac. Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec des chercheurs de  l’Institut Gustave Roussy, de l’Académie des Sciences de Varsovie et de  l’université de Novossibirsk.

Publié le 27 mars 2014

Au sein des cellules vivantes, la molécule d’ADN est le siège d’altérations continues sous l’effet de processus endogènes et exogènes, parmi lesquels les réactions d’hydrolyse sont les plus communes. Celles-ci conduisent à la perte ou à la modification de bases nucléiques de l’ADN (les célèbres lettres A, C, G et T). Ainsi, une des altérations majeures de l’ADN, estimée à plusieurs milliers de lésions par cellule humaine, est la « lésion Uracile », issue de la transformation de la cytosine. Sa présence au sein de l’ADN est hautement mutagène, sa structure modifiant le message génétique, et peut être à l’origine de processus de cancérisation. Avec leurs partenaires, des chercheurs de l’Inac ont récemment découvert un nouveau processus de réparation de cette lésion, impliquant une protéine appelée AP-endonucléase.

Les biochimistes de l’Inac ont participé à la préparation des fragments d’ADN synthétiques contenant la lésion Uracile et ont analysé les mécanismes moléculaires grâce auxquels la lésion est reconnue et éliminée. Ce processus enzymatique inconnu jusque-là a été identifié grâce à une approche originale mise au point à l’Inac, reposant sur la spectrométrie de masse MALDI-TOF (Matrix-Assisted Laser Desorption Ionisation – Time Of Flight). Cette technique analytique qui utilise une source d’ionisation par laser a permis en particulier l’identification univoque des fragments d’ADN libérés lors de l’étape de réparation. Ces travaux ont été réalisés en collaboration avec des chercheurs de  l’Institut Gustave Roussy, de l’Académie des Sciences de Varsovie et de  l’université de Novossibirsk.

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