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Des chercheurs modifient l’alphabet du vivant


​Une équipe internationale composée de chercheurs du Genoscope (IG, CEA/Évry), des Universités de Berlin et de Leuven et de la société Heurisko (États-Unis) a, pour la première fois, réussi à sélectionner des bactéries viables dont l’information génétique est portée par un ADN chimiquement modifié.

Publié le 12 décembre 2011

​L’information génétique de tous les êtres vivants est stockée dans des molécules d’ADN composées d’enchaînements des quatre bases, adénine, thymine, guanine et cytosine. Ces bases sont plus connues sous les lettres A, T, G, C et constituent une sorte « d’alphabet du vivant ». La procédure expérimentale conçue et développée par les chercheurs a conduit au remplacement quasi-total de la thymine par le composé synthétique 5-chloro-uracil dans le génome de bactéries appartenant à l’espèce Escherichia coli K12. À terme, les bactéries obtenues présenteraient l’avantage de dépendre de ce composé, absent dans la nature, et de ne pouvoir ni entrer en compétition ni échanger de matériel génétique avec les organismes sauvages.

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