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Un clone cellulaire pour de futurs traitements anti-cancéreux


​Mimer des maladies humaines dans un modèle cellulaire simple afin d’en décortiquer les mécanismes : voici le travail d’une équipe du CEA-iMETI qui a créé des clones cellulaires humains uniques au monde, dont l’expression d’un gène est fortement réduite. Ces lignées cellulaires, stables à l’infini, ont permis de comprendre une fonction importante et méconnue d’une enzyme, la glycosylase PARG, qui intervient dans les mécanismes de la réparation de l’ADN et qui pourrait être un candidat prometteur dans le traitement des cancers.

Publié le 9 novembre 2012

​Les cellules subissent de nombreux stress dont certains endommagent leur génome. En particulier, les cassures du double brin de l’ADN représentent une des atteintes les plus graves qu’un chromosome puisse subir. La cellule doit absolument réparer ces cassures pour continuer à vivre et à se diviser en maintenant intact son patrimoine héréditaire. Pour cela, elle fait appel à de nombreux mécanismes de réparation. L’un d’entre eux fait intervenir des polymérases de la famille PARP, qui participent à la réparation de l’ADN, et la glycosylase PARG, qui inverse le processus. Des molécules qui inhibent ces polymérases sont déjà utilisées en clinique comme traitement adjuvant afin d’empêcher la réparation des cellules cancéreuses soumises à une chimiothérapie. La glycosylase PARG constitue aussi une piste thérapeutique prometteuse, mais des zones d’ombre subsistent.

Des chercheurs de l’IGBMC (Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire) et de l’Irebs (Institut de recherche de l’école de biotechnologie de Strasbourg), à Strasbourg, ont utilisé différents clones du CEA-iMETI dont celui n’exprimant pas PARG, afin de mieux connaître ses mécanismes d’action. Ces travaux ont permis de révéler une activité étonnante de cette enzyme dont il faut tenir compte avant d’envisager des essais thérapeutiques. Les biologistes ont en effet montré que PARG, outre son rôle dans la réparation de l’ADN, est impliquée dans la modulation de l’expression de certains gènes.

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