Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Déubiquitinase et autophagie sélective

Résultat scientifique | Santé & sciences du vivant

Déubiquitinase et autophagie sélective


​L’autophagie, du grec « se manger soi-même », est un processus catabolique impliqué dans de nombreux aspects de la vie des organismes comme l’adaptation au stress, le vieillissement, l’immunité et le développement. Chez l’homme, des dysfonctionnements de ce processus sont associés à de nombreuses pathologies et l’étude de l’autophagie est un domaine de recherche en pleine expansion. Initialement décrite comme un processus de dégradation non spécifique enclenché par la privation en nutriments, l’autophagie est également responsable de la dégradation de substrats spécifiques dont certains sont étiquetés par des résidus d’ubiquitine. Mais les mécanismes responsables du ciblage de ces substrats spécifiques vers la voie autophagique restent très mal connus ainsi que leur régulation.

Publié le 29 juin 2012

​Dans cette étude, des chercheurs de l’iRTSV (CEA/Grenoble) viennent, pour la première fois, de décrire l’implication d’une déubiquitinase, la protéine USP36, dans le contrôle de l’autophagie sélective de substrat ubiquitinés chez la drosophile ainsi que sur des modèles de cellules humaines en culture. De plus, ils ont observé que l’inactivation d’USP36 suffit à provoquer l’accumulation d’agrégats protéiques ubiquitinés. De tels agrégats sont souvent observés dans certaines maladies neurodégénératives (protéinopathies) sans que l’on connaisse leur origine. Il a été proposé qu’une diminution de l’activité du protéasome puisse provoquer l’accumulation d’agrégats protéiques. Les résultats de cette étude montrent une autre origine pour ces agrégats et ouvrent de nouvelles pistes pour comprendre l’origine des protéinopathies.

Haut de page