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Quels sont les dommages induits par l’hadronthérapie ?


​​Une collaboration IRCM-Ibitecs-Iramis montre que l’hadronthérapie avec des ions carbone n’endommage pas plus les tissus sains en avant de la tumeur qu’une radiothérapie classique. Cette étude participe à la validation de cette technique notamment dans le cas de tumeurs radio-résistantes, qui requièrent des doses jusqu’à trois fois plus élevées que la normale.

Publié le 20 avril 2016

L’hadronthérapie, par faisceau de protons ou d’ions carbone accélérés, présente l’avantage de déposer toute l’énergie encore disponible au niveau de la tumeur. Elle se distingue de la radiothérapie aux rayons X par le fait qu’elle préserve les tissus sains situés derrière la tumeur. Encore peu utilisés en clinique, les ions carbone produisent a priori un effet trois fois plus efficace que les protons sur la tumeur. Mais quels sont les dommages causés aux tissus traversés par le faisceau, situés en avant de la tumeur ?

Une équipe de l’IRCM a élaboré un modèle tridimensionnel de cartilage et de tumeur (chondrosarcome) in vitro qu’elle a exposé à un faisceau d’ions carbone du Ganil (grâce au Cimap), représentatif d’une hadronthérapie. Puis grâce à des biomarqueurs développés par des chercheurs de l’Ibitecs, elle a pu quantifier la « sénescence » cellulaire radio-induite, une centaine d’heures après irradiation. Résultat : les dommages sur les tissus sains ne sont pas supérieurs à ceux provoqués par une radiothérapie classique.

Ces travaux, réalisés en collaboration avec l’Université de Franche-Comté, visent notamment à préparer le projet d’équipement en hadronthérapie Archade, aujourd’hui en construction à Caen.

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