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Vers une meilleure détection de certaines grossesses à risques


​Des chercheurs de l’iRTSV (CEA/Grenoble) ont établi un lien fonctionnel entre hCG, une hormone régulatrice majeure de la grossesse, PCDH12, une protéine présente dans la membrane des vaisseaux et le facteur angiogène EG-VEGF, impliqué dans le développement du placenta humain mais aussi dans la toxémie gravidique (TG). La TG est une complication de la grossesse due à un développement anormal du placenta et de la circulation foeto-maternelle ; elle touche 5 % des grossesses, provoque chaque année des décès maternels et est responsable d’un nombre élevé de césariennes et d’une morbidité néonatale importante.

Publié le 2 mai 2012

​Les chercheurs ont préalablement montré que les taux d’EG-VEGF dans le sang maternel sont cinq fois plus importants pendant la grossesse et qu’ils sont significativement plus élevés chez les patientes atteintes de TG. Dans cette nouvelle étude, ils ont montré que l’expression de l’EG-VEGF et de ses récepteurs est fortement stimulée par l’hormone hCG. De plus, ces travaux révèlent que l’activité biologique de PCDH12 est liée à un clivage de cette molécule. La partie soluble de PCDH12, ainsi libérée, se retrouve dans le sérum et l’urine. L’ensemble de ces résultats permet à ces chercheurs de proposer PCDH12 soluble et EG-VEGF comme nouveaux marqueurs potentiels de la survenue de la TG. Afin de vérifier cette hypothèse, une étude clinique en collaboration avec le Centre d’Investigation Clinique et le Service de Gynécologie-Obstétrique du CHU de Grenoble est en cours.

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