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Changement climatique et transition énergétique

COP 24 : Le CEA se mobilise pour le climat


​Du 2 au 14 décembre 2018, se tiendra la COP24, conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Près de 190 Etats, associations, ONG et institutions seront présentes pour finaliser les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris adopté en 2015. Cet accord prévoit de contenir le réchauffement climatique mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère préindustrielle et donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, le CEA, comme les autres grands acteurs français de la recherche, se mobilise pour le climat. Pour relever les défis du réchauffement climatique et de la transition énergétique, les équipes du CEA mettent leur expertise au service de l’analyse des phénomènes climatiques passés et actuels en vue d’en modéliser l’évolution, et développent des solutions pour la production d’énergies bas carbone.

Publié le 29 novembre 2018

Les recherches du CEA sur le climat

Les recherches du CEA sur le climat sont menées au sein du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), laboratoire commun CEA-CNRS-UVSQ, basé sur le campus Paris-Saclay. Avec plus de 330 personnes, le LSCE fait partie de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL), qui regroupe en Ile-de-France 9 laboratoires publics impliqués dans la recherche sur l'environnement terrestre et planétaire. Les chercheurs du LSCE étudient la variabilité naturelle du climat et sa perturbation anthropique. Ils mettent en regard les variations climatiques passées et celles pouvant intervenir dans le futur, en combinant l'observation et la simulation numérique. De nombreux chercheurs du LSCE sont impliqués dans la rédaction des rapports du GIEC.

Les recherches du CEA dans le domaine des énergies bas carbone

Par les recherches qu’il mène, le CEA participe au développement de solutions énergétiques et technologiques bas carbone (production d’électricité nucléaire et photovoltaïque, production et utilisation du vecteur hydrogène, batteries pour la mobilité électrique, etc.), à l’économie circulaire (réduction des quantités de matériaux utilisés dans l’industrie, écoconception, recyclage, etc.), au remplacement des ressources fossiles par des molécules de synthèse, carburant et produits chimiques de commodité par conversion et donc valorisation du CO2, notamment par photosynthèse d’algues afin de produire des biocarburants de 3ème génération.


Dans le domaine nucléaire, le CEA est à l'origine du développement de la filière industrielle française qui place la France parmi les pays les moins émetteurs de gaz à effets de serre et les moins dépendants pour son approvisionnement électrique. Aujourd'hui, il contribue au maintien du parc actuel de réacteurs au meilleur niveau de sûreté et de performance, à l’amélioration de l’évaluation de la durée de fonctionnement, de la sûreté et des marges de conception des installations, et à l’optimisation et à l’adaptation des usines du cycle du combustible. Il accompagne aussi le démarrage de l’EPR tout en proposant des innovations pour les prochains réacteurs. Sur le plus long terme, il prépare le futur de l’industrie nucléaire en innovant sur de nouveaux concepts de réacteurs et en examinant les options de multi recyclage des combustibles usés. Enfin, il poursuit des études sur la fusion par confinement magnétique, en apportant notamment sa contribution scientifique et technique au projet international Iter.


Le CEA est fortement impliqué depuis plus de trente ans dans les énergies renouvelables. Il travaille en particulier en appui au tissu industriel national, avec d'autres acteurs de la recherche. Ses travaux couvrent en priorité l'énergie solaire (thermique et photovoltaïque), son intégration dans des infrastructures, en particulier l'habitat, les batteries pour véhicules électriques, l'hydrogène en tant que vecteur énergétique, la valorisation du CO2 permettant la production de biocarburants de 3ème génération.


Enfin, le CEA mène des recherches plus transversales pour une stratégie énergétique durable : la compréhension des mécanismes d’évolution du climat, la maîtrise des ressources naturelles, la maîtrise des impacts sur l’environnement des technologies de l’énergie, les aspects économiques de l'énergie (scénarios d'évolution, analyse des coûts, bilan carbone, etc.) et l'adaptation des réseaux rendue nécessaire du fait de l'intégration croissante de nouvelles sources d'énergies délocalisées et intermittentes.

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