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L'hydrogène

Demain, l'hydrogène au quotidien ?


​Des normes de sécurité pour la production, le stockage, le transport et les utilisations de l'hydrogène sont en cours d'élaboration.

Publié le 1 décembre 2013
La production d’électricité est possible en tout lieu et à tout moment grâce à la combinaison d’une pile à combustible et d’une réserve de dihydrogène.

Une mise en place progressive

Piles à combustible, réservoirs de stockage, véhicules, stations d’approvisionnement : de nombreux prototypes existent déjà. Les défis techniques, qui accompagnent l’usage du dihydrogène comme vecteur d’énergie, rendent nécessairement progressive son émergence dans nos vies quotidiennes. Pourtant, les modes de productions se diversifient, des solutions de transport et de stockage prennent forme et des utilisations variées voient actuellement le jour. En réponse à l’intermittence des énergies renouvelables, il équipera dans un avenir proche des maisons autonomes ou des villages isolés : si trop d’énergie électrique est produite grâce aux éoliennes ou aux capteurs solaires, le dihydrogène produit par électrolyse de l’eau la stocke sous forme chimique, pour la restituer grâce à une pile à combustible.

Source de courant privilégié, le dihydrogène peut désormais assurer la propulsion de véhicules électriques qui circuleront demain, dès lors qu’une distribution aussi performante que celle des hydrocarbures aura été déployée. Déjà des flottes de bus ou de véhicules utilitaires peuvent circuler autour d’un point unique de ravitaillement.

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Le dihydrogène en toute sécurité

Très inflammable et nécessitant des conditions de stockage complexes (très basses températures ou très hautes pressions), le dihydrogène à usage énergétique est un combustible aussi dangereux que le GPL et nécessite le même type de précautions.
Jusqu’à ces dernières années, ce gaz n’était massivement utilisé que par l’industrie chimique. Son emploi futur en tant que vecteur d’énergie, ainsi que l’apparition de nouvelles techniques de production, de transport, de stockage et d’utilisation rendent nécessaires l’édiction de réglementations adaptées ainsi que la rédaction de normes spécifiant les caractéristiques techniques assurant la sécurité des usagers.

À l’échelle mondiale, le comité technique ISO1 TC 197 (auquel l’Afnor2 participe), créé en 1990, rédige des normes relatives aux différentes étapes d’utilisation du dihydrogène. Le comité technique IEC3 TC 105 s’occupe lui plus particulièrement des normes associées aux piles à combustible. Le réseau HYSAFE4 (auquel le CEA participe) contribue à l’élaboration de normes, de règlements et de guides de bonnes pratiques au niveau européen. Des directives européennes spécifiques aux applications stationnaires, mobiles et nomades sont régulièrement transposées en droit français.
Cet effort réglementaire et normatif s’appuie sur les travaux des principaux centres de recherche tels que le CEA qui réalise systématiquement des tests sur tous les dispositifs qu’il projette de développer ; comme par exemple des tests d’éclatement, de chute et de perforation sur les réservoirs haute pression.

Essai de chute de 14 m d’un réservoir de dihydrogène sous haute pressionChute d'un réservoir de dihydrogène
​Essai de chute de 14 m d’un réservoir de dihydrogène sous haute pression.
© CEA/DAM ​

1 - ISO : International standard organisation
2 - Afnor : Association française de normalisation
3 - IEC : International Electrotechnical Commission
4 - HYSAFE : Safe Use oy Hydrogen as an Energy Carrier