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Dossier | Défense | Essais nucléaires français : suivi médical des participants CEA

Quel suivi médical après les essais ? (5/7)

Après les essais, les personnels qui étaient encore salariés ont été suivis par le service de médecine du travail de leur entreprise selon les règles habituelles de la médecine du travail...

Mis à jour en mars 2006

Crédit: CEA/Cadam

Après les essais, les personnels qui étaient encore salariés ont été suivis par le service de médecine du travail de leur entreprise selon les règles habituelles de la médecine du travail (visite médicale au moins annuelle). Pour les salariés du CEA, il s'agit du service médical du centre CEA où ils travaillent.
Les personnes retraitées de métropole ont par ailleurs la possibilité de demander un suivi médical post-professionnel auprès de leur caisse primaire d'assurance maladie.

IVue de la zone Dindon, au nord de Mururoa, après démantèlement.


Concernant plus spécifiquement la Polynésie, après la fermeture du centre d'expérimentations du Pacifique (CEP), les médecins du CEA ont réalisé un bilan du suivi médical et dosimétrique des personnels de recrutement local ayant travaillé pour le CEA pendant les essais. Ce bilan montre que la majorité de ces personnels n'était pas directement exposée aux rayonnements ionisants et que les niveaux d'exposition relevés se situaient bien en dessous des normes en vigueur.

Enfin, le même travail est en cours pour les personnels des entreprises intervenantes. Ces personnes étaient suivies en métropole par le Service de prévention des entreprises (SPE) dépendant de l'Association interprofessionnelle des centres médicaux et sociaux (ACMS), service métropolitain de médecine du travail inter-entreprises, dont une section était dédiée aux sites nucléaires du CEA. C'est cet organisme qui détient les dossiers médicaux et dosimétriques des personnes concernées.


En savoir plus
Le site internet de la Direction des applications militaires
• avec le dossier "Mururoa et Fangataufa", pour en savoir plus sur le suivi du personnel.
Le site internet du Sénat
• pour consulter le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques consacré aux "Incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996 et éléments de comparaisons avec les autres puissances nucléaires" (janvier 2002)
La Commission internationale de protection radiologique (CIPR)

Organisation non gouvernementale créée en 1928, la CIPR est composée d'experts de plusieurs disciplines (biologie, physique, radioprotection,...) provenant du monde entier. La Commission internationale de protection radiologique publie régulièrement des recommandations sur la protection des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants (recherche, industrie, médical) et du public. Dans ses recommandations, qui tiennent compte de l'état des connaissances scientifiques et techniques mais aussi sociales, économiques ou autres, la CIPR évalue le risque radiologique et indique comment le gérer. Les autorités nationales s'appuient sur les recommandations de la CIPR pour établir leur propre réglementation. En France, c'est le ministère du Travail qui assure le suivi de ces recommandations.

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