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Le plutonium :

Le plutonium et l'environnement

, Chapitre 4

La plus grande partie du plutonium présent dans l'environnement...





Centrale de Tchernobyl. © CEA
La plus grande partie du plutonium présent dans l'environnement, c'est-à-dire en dehors des installations industrielles nucléaires où il est confiné et qui sont soumises à de strictes autorisations de rejets, provient des retombées des essais nucléaires dans l'atmosphère, en particulier américains et russes. Depuis le début des expériences aériennes jusqu'à l'année 1973, plus de quatre tonnes ont été dispersées principalement sous forme d'oxydes dans l'atmosphère de l'hémisphère nord. Ces oxydes se sont ensuite déposés sur le sol et les océans. En dehors des essais, on peut citer les retombées de l'entrée dans l'atmosphère au dessus de l'océan indien, en 1964, d'un satellite qui contenait du plutonium 238 pour les besoins de sa propre production d'énergie, ou encore l’accident de Tchernobyl.

Concernant le comportement du plutonium, une fois déposé sur le sol, il est en fait peu mobile dans l'environnement, sa migration en profondeur dans les sols est faible. Toutefois quelques processus (chimiques, biologiques,…) sont susceptibles de favoriser la mobilité du plutonium. Dans les végétaux, le transfert par les racines ou depuis la feuille du végétal vers la zone comestible sont considérés comme faible, tout comme les transferts dans les chaînes.
En conclusion, le plutonium se disperse difficilement dans l'environnement et il est peu transférable par la chaîne alimentaire. Il apparaît ainsi que, dans ces conditions, les risques d’exposition de l’homme sont faibles.
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