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L’expérience de Roselend

Mis à jour en mars 2006

  L’expérience de Roselend  
Prévoir un séisme s’avère impossible. Pourtant, des phénomènes physiques et chimiques présismiques sont observés : émission de radon, modification des propriétés électriques de la roche, mélange des nappes phréatiques, sources taries. Pour mieux les comprendre, une équipe du Dase du CEA a instrumenté, depuis 1995, un tunnel creusé dans la montagne bordant le lac de Roselend (Savoie). Soixante-dix équipements suivent en direct les réactions de la roche aux sollicitations mécaniques, météorologiques et chimiques, naturelles ou artificielles. Les variations annuelles du niveau du lac (jusqu’à 114 mètres), induites par les lâchers d’eau du barrage de Roselend, déforment le massif rocheux, simulant les forces à l’œuvre avant un séisme. « Nous étudions les propriétés de transfert d’un milieu poreux fracturé : comment la matière se déplace dans ces roches soumises à des sollicitations externes », explique Éric Pili, du Dase. Il est aujourd’hui établi que les séismes modifient ces propriétés de transfert. « L’expérience de Roselend possède un large champ d’applications, conclut Éric Pili, pour la sismologie mais aussi pour l’environnement, en particulier le transfert des polluants. »

Img : © CEA - Mesure de flux de radon dans un forage horizontal de la galerie.
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