Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Un détecteur de neutrinos promis à un grand avenir

Un détecteur de neutrinos promis à un grand avenir


​Le détecteur à argon liquide de nouvelle génération de l'expérience WA105 a recueilli ses premiers signaux au Cern. Ce prototype prépare l'observation de neutrinos à grande échelle par Dune (Deep Underground Neutrino Experiment) à partir de 2026, aux États-Unis. Ces recherches, auxquelles participe l'Irfu, visent notamment à éclairer l'origine de la matière et de l'antimatière.

Publié le 7 novembre 2017
​Comment les neutrinos se transforment-ils au fil du temps ? En observant leurs « oscillations » sur de très longues distances et à grande échelle, les physiciens espèrent trancher une question fondamentale sur la différence de comportement entre matière et antimatière.

Dans cette perspective, la collaboration WA105 développe une nouvelle technologie de détection de neutrinos, dite « double phase, qui cumule en quelque sorte les avantages de la chambre à bulles et celle des détecteurs gazeux qui lui ont succédé, plus pratiques à exploiter. Au passage des neutrinos, un grand volume d'argon liquide, extrêmement sensible, libère des électrons qui sont traités en 3D par un détecteur gazeux surfacique (appelé Large Electron Multiplier), extrapolable à grande échelle. 

La « chambre à projection temporelle » de WA105 contient aujourd'hui 25 tonnes d'argon liquide dans un volume de 3 m3. Elle permettra de valider les choix techniques qui seront appliqués au futur démonstrateur de trois cents tonnes d'argon liquide (6x6x6 m3) qui prendra des données en 2018 avec un faisceau du Cern.

L'objectif est de construire des détecteurs contenant dix mille tonnes d'argon liquide (60x12x12 m3) pour l'expérience d'oscillation de neutrinos Dune. La construction du laboratoire souterrain de Dune a commencé en juillet 2017. 

Haut de page

Haut de page