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Iseult : carnet de route n°5


​18 mai: l'aimant du projet Iseult n'est plus très loin de NeuroSpin, au CEA Paris-Saclay. Lionel Quéttier, chef de projet au CEA-Irfu, nous décrit les imprévus des derniers kilomètres, qui ne manquent pas de piquant !

Publié le 19 mai 2017

« Le bateau Amanda a terminé sa route à Corbeil-Essonnes le 17 mai. C'est en camion que l'aimant parcourt ses derniers kilomètres, peut-être les plus délicats. Le 18 mai, à 1h du matin, le courant d'un tronçon de la ligne du RER C est coupé pour soulever les caténaires et laisser passer le camion dessous. Une opération finalement très simple, qui se passe sans accroc en quelques minutes. En revanche, les kilomètres restants nous donnent du fil à retordre. En effet, si les lignes téléphoniques aériennes sont censées être suspendues au moins à 6 mètres au-dessus du sol, ce n'est pas toujours le cas… c'est donc à l'aide d'une perche que certaines lignes sont surélevées, une à une, pour laisser passer le convoi. La pluie n'aide pas. D'autres aléas viennent pimenter la fin du trajet. La traversée de certains villages est compliquée par des voitures mal garées. L'équipe doit alors faire du porte à porte pour trouver le propriétaire ! Au final, deux heures auront été nécessaires pour parcourir les derniers kilomètres.

Le convoi entre à NeuroSpin à 20h30. Malgré le mauvais temps, de nombreux collègues sont là pour assister à l'arrivée de cet aimant si singulier. C'est la fin d'un long périple, passionnant et semé d'imprévus. L'aimant trouvera sa place dans l'arche dans une quinzaine de jours, le temps de construire et de tester le moyen de levage ad hoc. Le dernier mètre à couvrir se fera avec une méthode ancestrale, dite 'à l'Egyptienne'. L'aimant sera posé sur un damier de cales en bois, qui seront enlevées une à une pour le faire descendre.

Une page se tourne, mais le livre du projet Iseult s'écrira en plusieurs tomes…» 

Le convoi traverse plusieurs petits villages de l'Essonne, la route est étroite. © Patrick Dumas
Les lignes téléphoniques doivent être surélevées avec une perche pour laisser passer le convoi. © Patrick Dumas
L'équipe du convoi à l'arrivée, devant l'arche de NeuroSpin. © Patrick Dumas

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