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Zones d'ombre sur le cycle du carbone (5/9)

Le rôle des fôrets et des océans restent à préciser pour mieux comprendre le cycle du carbone, élément clé de la compréhension du climat.

Mars 2002

Le rôle des fôrets et des océans restent à préciser pour mieux comprendre le cycle du carbone, élément clé de la compréhension du climat.
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Le cycle du carbone
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© D. Hadjiyannakis
La circulation du carbone, principalement sous forme de gaz, le dioxyde de carbone (CO2), est un élément clé de la compréhension du climat. Atmosphère, océans, sols, végétaux, animaux… tous contiennent et s’échangent des quantités de carbone par des processus naturels (Respiration, photosynthèse, décomposition…...). L’Homme, avec les activités industrielles et la défore station , injecte un flux supplémentaire de carbone. S’il ne représente que 1% du carbone atmosphérique, il suffit à perturber le climat.
« Seule la moitié de nos émissions de CO2 se retrouvent aujourd’hui dans l’atmosphère, constate Philippe Ciais, chercheur au LSCE. Ce qui démont re l’existence de “puits de carbone”, océans et forêts, qui absorbent et stockent le carbone. Mais la localisation et les mécanismes de ces puits restent mal connus. » Seront-ils un jour saturés, réduisant leur absorption de carbone ? Relâcheront-ils du CO2 si leur température augmente, donnant ainsi un coup d’accélérateur au réchauffement ?


Forêts et océans : un rôle remis en cause

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Selon les estimations actuelles, l’océan intervient pour moitié dans l’élimination partielle du flux de carbone rejeté par l’Homme. L’absorption s’effectue par dissolution du CO2 dans les eaux polaires froides et par production de phytoplancton par photosynthèse. L’excès de carbone peut être ainsi stocké au fond des océans pendant plusieurs centaines d’années, à mesure que les courants océaniques ramèneront les eaux profondes en surface. En cas de réchauffement, les eaux polaires absorberaient moins de CO2, dont la teneur augmenterait d’autant dans l’atmosphère ; en revanche, la population de phytoplancton augmenterait .
Le rôle des forêts est, quant à lui, plus incertain : à la fois source de carbone (Déforestation, décomposition de la matière organique , comme les feuilles et le bois morts….), et puits de carbone, monopolisé par la photosynthèse. Néanmoins, un accroissement de CO2 stimulerait la production végétale. « Une meilleure compréhension de tous ces processus permettra de modéliser correctement le climat futur », précise Philippe Ciais. L’amélioration du réseau de mesure de CO2, en particulier au-dessus des continents, devrait permettre d’affiner les connaissances sur le cycle du carbone.
 
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