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Dossier | Énergie | Effet De Serre

Des pistes utopiques (9/9)

Tous les moyens seraient-ils bons pour réduire l'émission de gaz à effet de serre ? Certains projets, regorgeant d'imagination, ne semblent pas pour autant réalisables.

Mis à jour en septembre 2011

Tous les moyens seraient-ils bons pour réduire l’émission de gaz à effet de serre ? Certains projets, regorgeant d’imagination, ne semblent pas pour autant réalisables.
Diatomées : phytoplanctons silicieux. © Photodisc
Plutôt que de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour limiter le réchauffement de la planète, pourquoi ne pas piéger ce gaz ou refroidir la Terre ? Partant de cette idée, certains proposent des stratagèmes pour le moins surprenants. Si certains pourraient être mis en œuvre, d'autres, aussi audacieux soient-ils, relèvent de la science-fiction.


De multiples solutions envisagées

Les solutions envisageables concernent le piégeage du CO2. Ainsi, les Norvégiens tentent de limiter la production de CO2 lors des forages pétroliers. Un gisement ne contient pas uniquement du combustible (Pétrole ou gaz), mais aussi de grandes quantités de CO2, rejetées dans l'atmosphère au cours de l'extraction.
L'idée serait de réinjecter ce gaz dans les couches géologiques d'où il provient. Ce qui est non seulement réalisable, mais améliorerait aussi le pompage du pétrole. D'autres proposent d'envoyer du CO2 au fond des mers à l'aide de gigantesques pipelines. Aux énormes pressions existant à ces profondeurs, le CO2 est liquide et reste piégé. Si ces deux techniques permettent de piéger le CO2 produit massivement lors des extractions pétrolières ou par les grosses industries, elles ne sont pas applicables à toutes les sources de rejet de CO2, tels notamment les transports.


Des idées alarmantes...

Autre solution envisagée : augmenter la production de phytoplancton, gros consommateur de carbone, en lui fournissant les nutriments, tel le fer, qui limitent sa croissance. Ces expériences sont hasardeuses, les conséquences à long terme de l'ajout massif de tels nutriments dans la mer n'étant pas connues. Mais des essais menés à petite échelle permettent de mieux comprendre le comportement du phytoplancton et améliorent ainsi la connaissance du cycle du carbone.
Enfin, des idées assez inquiétantes naissent dans la tête de certains chercheurs : par exemple, disposer un miroir géant (2 000 km de large) dans l'espace, afin de renvoyer partiellement les rayons du Soleil si la température augmente trop… Un projet fortement limité par son aspect technique et son coût exorbitant !



 

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