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Fusion contrôlée : la Terre sur les traces du Soleil :

La terre de demain

, Chapitre 5

Après Iter, les réacteurs à fusion se succéderont jusqu'à devenir de véritables centrales électriques




Après Iter, les réactreurs à fusion se succéderont jusqu'à devenir de véritables centrales électroniques.
 
Paris, 31 mars 2334. Dans une allée du musée des Technologies primitives, un garçon s’arrête, fasciné par l’étrange machine qu’il a devant lui : une sorte d’immense beignet en métal, d’où sortent de très nombreux tuyaux et câbles. «Iter, XXIe siècle. Premier réacteur ayant démontré la faisabilité technique et scientifique de la fusion thermonucléaire.» Il s’agit de l’ancêtre de la centrale électrique qu’il observe tous les jours depuis sa fenêtre, hypnotisé par le ballet des navettes cargos en provenance de la Lune et de ses mines d’hélium 3… De la fin du programme Iter vers 2040, jusqu’au XXIVe siècle, quelques générations de chercheurs devraient avoir réglé tous les défis scientifiques et techniques de la fusion contrôlée sur Terre.
L'après-Iter déjà pensé
Aujourd’hui, avant même la construction d’Iter, l’étape suivante est d’ores et déjà prévue : mettre en application les découvertes qu’il aura permis de réaliser sur un réacteur prototype. Il s’agira d’un tokamak de 16 mètres de diamètre, connecté au réseau et doté d’une couverture tritigène pour produire directement le tritium. Il devra délivrer 1500 mégawatts électriques (MWe) au moins 1. Une puissance pour laquelle l’énergie libérée sera considérable : au moins 30 fois supérieure à celle qu’on lui aura apportée, et six fois plus que dans Iter. «Ce n’est qu’après ce réacteur prototype que la première génération de réacteurs de série sera mise en service», explique Philippe Magaud. «Il est fort probable que la température du fluide caloporteur, qui ne sera plus de l’eau mais de l’hélium ou du métal liquide, passera de 150- 200°C à 500, voire 1000°C pour la seconde génération. Cela supposera de les équiper de nouveaux matériaux.» La seconde génération de réacteur pourrait même être plus petite que la précédente, d’une taille équivalente à celle d’Iter, soit 12 mètres de diamètre environ. En effet, les progrès dans la connaissance du plasma devraient conduire à contrôler de mieux en mieux sa production d’énergie, et ce dans des volumes plus petits. Et après? «Après, c’est quasiment de la science-fiction. Tout est imaginable. Y compris de remplacer la fusion du deutérium-tritium par celle du deutérium-deutérium. Ou, mieux encore, par la fusion de l’hélium 3.» De l’hélium 3 ? Mais il n’en existe pas sur Terre ! Qu’importe, on ira en chercher sur la Lune…
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