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Actualité | Energie

Le réacteur Jules Horowitz : développer des combustibles innovants

le réacteur jules horowitz est acutellement en cosnturction au CEA Cadarache. Il répondra aux besoins de recherche de l'Europe dans le cadre des programmes pour l'énergie nucléaire.
Dans un contexte énergétique tendu, les recherches pour améliorer encore les performances et la sûreté de la filière nucléaire, constituent un enjeu majeur. Or, en Europe, les réacteurs de recherche nécessaires à ce type d’étude datent des années 60. La disponibilité d’un outil de recherche moderne, permettant de maintenir un haut niveau d’expertise en France et en Europe, apparaît comme un besoin croissant dans le domaine de l’énergie nucléaire. Le réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH) répond à cet enjeu scientifique et technologique.

Publié le jeudi 25 février 2010

Au XXIème siècle, coexisteront trois générations de réacteurs : ceux du parc actuel, ceux de la 3ème génération actuellement en développement et ceux de la 4ème génération à l’horizon 2040.


Avec le RJH, les besoins d’expérimentation sur les nouveaux matériaux et combustibles devraient être couverts durant les cinq prochaines décennies. L’un des atouts majeurs de cette installation est la flexibilité de son "plateau d’expérimentation" qui lui permettra de recréer les environnements physiques et chimiques de toutes les filières de réacteurs, présentes ou projetées.


Cette installation accompagnera les futures évolutions du combustible des réacteurs de deuxième et de troisième génération. Elle permettra d’améliorer la performance du combustible en augmentant sa durée de vie et sa résistance.

Le réacteur de recherche Jules Horowitz

Au CEA Cadarache, le réacteur de recherche Jules Horowitz est en construction. Projet international, ce réacteur doit permettre de couvrir les besoins expérimentaux sur les combustibles et matériaux nucléaires des 50 prochaines années.

Durée:2'55 | Date: 25 Février 2010

L’enjeu est de taille car les résultats des recherches qui ont déjà été réalisées permettent aujourd’hui de produire deux fois plus d’énergie qu’il y a 20 ans avec la même quantité de combustible, ce qui permet d’optimiser la productivité des réacteurs et de réduire le volume de matière à retraiter ou à entreposer après usage, tout en garantissant un haut niveau de sûreté.


L’implantation de l’installation Jules Horowitz s’inscrit naturellement dans la vocation du centre de Cadarache, plate-forme de recherche énergétique majeure en Europe. Ce centre de recherche dispose à la fois des infrastructures et des équipes de recherche ayant acquis un haut niveau d’expertise dans le domaine des combustibles et des réacteurs nucléaires pour accueillir ce projet.

La plupart des échantillons qui seront placés dans le cœur du réacteur Jules Horowitz seront préparés et analysés dans les laboratoires d’étude des combustibles du CEA Cadarache, dont le laboratoire d’examen des combustibles actifs, le Leca.

La mise au point des réacteurs à neutrons rapides du futur suppose de développer de nouveaux matériaux et de nouveaux combustibles innovants capables de résister à de très fortes sollicitations. La performance et la sûreté de ces concepts nécessitent des expériences en réacteur de recherche pour sélectionner les solutions les plus prometteuses et tester leurs limites de comportement.


Le RJH accompagnera la mise au point de nouveaux matériaux résistants à de hautes températures mais également à une irradiation accrue liée au flux neutronique plus intense des réacteurs à neutrons rapides.


Puissant, polyvalent et modulable, le RJH est conçu pour réaliser simultanément une vingtaine d’expériences. Il disposera d’un "spectre neutronique à deux bosses", capable de produire des flux intenses de neutrons, tant dans le domaine thermique (applications pour les recherches sur les réacteurs classiques actuels) que dans le domaine rapide (applications pour les réacteurs à neutrons rapides de la quatrième génération).


Enfin, le RJH sera aussi un des principaux producteurs de radio-isotopes à usage médical, en assurant de 25% à 50% de la consommation européenne.

Le réacteur de recherche Jules Horowitz en quelques chiffres

Chronologie

  • 2003-2005 : études de définition destinées à fixer les solutions techniques pour les différents systèmes constituant le réacteur de recherche
  • 2005 : concertation locale
  • 2006 : enquête publique
  • 2006-2007 : études détaillées
  • 2007 : premiers travaux de construction
  • 2013 : divergence du réacteur
  • 2014 : mise en service

Financement
La construction du réacteur Jules Horowitz représente un investissement de 630 millions d’euros. Le financement du projet sera assuré à 50% par le CEA, à 20% par les partenaires européens et internationaux, à 20% par EDF, et à 10% par Areva.

Impact socio-économique

La phase de construction de l’installation (2007-2014) génèrera en moyenne de 100 à 300 emplois directs et de 300 à 1000 emplois indirects selon les phases du chantier. En phase d’exploitation (2015-2065), près de 150 personnes travailleront sur l’installation Jules Horowitz.

Au cœur d’une proposition de pôle de compétitivité régional pour les énergies non génératrices de gaz à effet de serre, ce projet permettra de dynamiser et de valoriser les collaborations scientifiques régionales sur le plan européen et international.

Repères : les réacteurs de recherche européens

 

Pays Réacteurs de recherche Age en 2015 (ans) Puissance (MWth)
Belgique BR2 à Mol 52 60
Hollande HRF à Petten 54 45
Norvège HRP à Halden 55 19
France Osiris à Saclay 49 70
Suède R2 à Studsvik Mis à l’arrêt en 2005 50
République tchèque LVR15 à Řež 58 10

 

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