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Article dossier jeunes | La physique | L’astrophysique nucléaire

La radioactivité cosmique vue par le satellite Integral (5/5)

Mis à jour le mai 2007

L’astrophysique nucléaire

« Pour l’étude des explosions d’étoiles et de leurs vestiges radioactifs, le CEA recourt aux astronomies X et gamma. »
Évolution nucléaire de notre galaxie.

Les vestiges chauds et radioactifs des explosions d’étoiles émettent des rayonnements X et gamma. Ce sont eux que les astronomes observent, car la partie la plus énergétique du spectre électromagnétique, appelée gamma, apporte les indices les plus nets de la synthèse des noyaux d’atomes dans l’Univers.
L’étude de la radioactivité de la Voie lactée et des galaxies voisines par le satellite Integral (International Gamma-Ray Astrophysics laboratory) ouvre un nouvel âge d’or de l’astrophysique nucléaire. Ce satellite est le résultat d’une collaboration européenne, sous l’égide de l’ESA (Agence spatiale européenne).
Lancé en octobre 2002, au centre spatial de Baïkonour, au Kazakhstan, au moyen d’une fusée Proton, le satellite est dans la phase d’acquisition des données.
L’étude de la radioactivité des vestiges de supernovae et des vents stellaires, à l’aide d’Integral, devrait nous permettre de préciser nos modèles d’étoiles et de mieux comprendre les processus dynamiques qui président à leur évaporation et à leur explosion. Le but de cette mission scientifique est de détecter, au sein des étoiles, les rayonnements gamma émis par les éléments radioactifs à vie courte tels que l’aluminium 26, à vie moyenne comme le titane 44 et à vie longue tel le cobalt 56, essentiellement. Il permet également de repérer les lieux dans la galaxie où se situe l’action la plus importante de nucléosynthèse. Leurs mesures devraient permettre une identification des isotopes émetteurs, une estimation de leur abondance et des conditions physiques du milieu d’origine.

Spectromètre pendant les étalonnages scientifiques effectués au sol. © CEA