La tomographie par émission de simple photon (TEMP) La TEMP utilise des isotopes radioactifs émetteurs de simples photons détectés à l’aide d’une gamma-caméra, composée de scintillateurs. L’émission d’un photon unique rend plus délicate la localisation du radiotraceur et les corrections par algorithme. À la différence de la TEP, la tomographie par émission de simple photon n’est pas une méthode quantitative. D’autres spécificités caractérisent la TEMP. Les isotopes émetteurs de photons gamma (xénon 133, iode 123, technétium 99…) ne figurent pas dans les molécules biologiques comme le carbone, l’oxygène, l’hydrogène, l’azote, le phosphore ou le soufre. Ils peuvent donc modifier l’activité de la molécule d’intérêt biologique dans laquelle ils sont incorporés. De plus, leur période radioactive (quelques heures) est bien plus longue que celle des émetteurs de positons. Cependant, les gamma-caméras, plus simples techniquement et moins coûteuses que les caméras utilisées pour la TEP, sont beaucoup plus répandues en milieu hospitalier (cardiologie, scintigraphie osseuse…). L'IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE NUCLÉAIRE (IRM) L’imagerie par résonance magnétique nucléaire est une méthode d’imagerie fonctionnelle d’investigation in vivo non traumatique. Elle utilise le phénomène de la Résonance magnétique nucléaire (RMN), technique de spectroscopie découverte en 1946. L’organisme est constitué d’atomes ou d’assemblages d’atomes (molécules). La RMN et l’imagerie par RMN (IRM) font appel aux propriétés magnétiques des noyaux atomiques des molécules. Elles utilisent un aimant avec un champ magnétique élevé et homogène ainsi qu’un équipement électronique et informatique spécialisé. L’imagerie par résonance magnétique (ou IRM) est une technique capable d’étudier des tissus dits mous, tels que le cerveau, la moelle épinièreeunes/themes/la_radioactivite/l_imagerie_medicale/Image_06.jpg, les muscles… Elle permet d’en connaître la structure anatomique, mais également d’en suivre le fonctionnement ou le métabolisme ; il s’agit dans le premier cas d’une IRM anatomique, dans le deuxième d’une IRM fonctionnelle. Principe de la résonance magnétique nucléaire (RMN) Certains noyaux, tel que l’hydrogène, sont dotés d’un moment magnétique ou spin. Ils se comportent comme des aiguilles aimantées et adoptent différentes orientations selon le champ magnétique. L’application d’une onde électromagnétique de fréquence adaptée – la fréquence de résonance – peut faire basculer l’orientation de ces spins, lesquels émettent des signaux électromagnétiques lorsqu’ils retrouvent leur position d’origine. Cette technique remonte au début des années 1970. Pour obtenir une image, le principe consiste à appliquer un champ magnétique élevé et variable dans l’espace de sorte que la fréquence de résonance change d’un point à l’autre de l’objet pour un même noyau. Avec une onde de fréquence fixe, seule une région entrera en résonance et fournira un signal. En décalant le champ magnétique, une région différente se trouvera en situation de résonance. Ceci permet de sonder une autre zone de l’objet. Le signal magnétique émis par les noyaux juste après la résonance est détecté et un traitement informatique permet de reconstruire une image tridimensionnelle présentée en coupes successives. |
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