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Article dossier jeunes | La radioactivité | La radioactivité

Définition de la radioactivité (1/3)

La radioactivité n’a pas été inventée par l’homme. Elle a été découverte, il y a un peu plus d’un siècle, en 1896, par le physicien français Henri Becquerel. Ce dernier cherchait à savoir si les rayons qu’émettaient les sels fluorescents d’uranium étaient les mêmes que les rayons X découverts en 1895 par Wilhelm Roentgen, physicien allemand. Il pensait que les sels d’uranium, après avoir été excités par la lumière, émettaient ces rayons X. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’à Paris, en mars 1896, il découvrit que le film photographique avait été impressionné sans avoir été exposé à la lumière du soleil ! Il en conclut que l’uranium émettait spontanément et sans s’épuiser des rayonnements invisibles, différents des rayons X. Le phénomène découvert est appelé radioactivité (du latin radius : rayon). À la suite des travaux d’Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie isolèrent en 1898 le polonium et le radium, des éléments radioactifs inconnus présents dans le minerai d’uranium.

Mis à jour le août 2006

La radioactivité

LA RADIOACTIVITÉ, PROPRIÉTÉ NATURELLE DE CERTAINS ATOMES


Dans la nature, la plupart des noyaux d’atomes sont stables.
Cependant, certains atomes ont des noyaux instables, ce qui est dû à un excès soit de protons, soit de neutrons, ou encore à un excès des deux. Ils sont dits radioactifs et sont appelés radio-isotopes ou radionucléides.
Les noyaux d’atomes radioactifs se transforment spontanément en d’autres noyaux d’atomes, radioactifs ou non. Ainsi, de noyau radioactif en noyau radioactif, l’uranium 238 tend à se transformer en une forme stable, le plomb 206. Cette transformation irréversible d’un atome radioactif en un autre atome est appelée désintégration. Elle s’accompagne d’une émission de différents types de rayonnements.
Un élément chimique peut donc avoir à la fois des isotopes radioactifs et des isotopes non radioactifs. Par exemple, le carbone 12 n’est pas radioactif, alors que le carbone 14 l’est.
La radioactivité ne concernant que le noyau et non les électrons, les propriétés chimiques des isotopes radioactifs sont les mêmes que celles des isotopes stables.

“Pour mesurer la radioactivité, on utilise différentes unités : becquerel, gray, sievert et curie.”



LES MESURES DE LA RADIOACTIVITÉ

Le becquerel (Bq)

Un échantillon radioactif se caractérise par son activité qui est le nombre de désintégrations de noyaux radioactifs par seconde qui se produisent en son sein. L’unité d’activité est le becquerel, de symbole Bq.
1 Bq = 1 désintégration par seconde.
Cette unité est très petite. L’activité de sources radioactives s’exprimera donc le plus souvent en multiples du becquerel :

• le kilobecquerel (kBq) = 1 000 Bq,
• le mégabecquerel (MBq) = 1 million de Bq,
• le gigabecquerel (GBq) = 1 milliard de Bq,
• le térabecquerel (TBq) = 1 000 milliards de Bq.

 

  Isotopes 
Atomes ayant le même nombre
de protons et un nombre différent
de neutrons. Ils appartiennent au même élément chimique
(voir dossier pédagogique L’atome). Le carbone 12 (six neutrons) et le carbone 14
(huit neutrons) sont deux isotopes du carbone.
  Propriétés chimiques  
Les propriétés chimiques d’un atome sont déterminées par le nombre de ses électrons (voir dossier pédagogique L’atome).

Tableau des périodes de quelques corps radioactifs
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Le gray (Gy)
Cette unité permet de mesurer la quantité de rayonnements absorbés – ou dose absorbée – par un organisme ou un objet exposé aux rayonnements. Le gray a remplacé le rad en 1986.
• 1 gray = 100 rads = 1 joule par kilo de matière irradiée.

Le sievert (Sv)
Les effets biologiques des rayonnements sur un organisme exposé (selon sa nature et les organes exposés) se mesurent en sievert et s’expriment également en “équivalent de dose”. L’unité la plus courante est le millisievert, ou millième de sievert.

Le curie (Ci)
L’ancienne unité de mesure de la radioactivité est le curie (Ci). Le curie avait été défini comme l’activité de 1 gramme de radium, élément naturel que l’on trouve dans les sols avec
l’uranium. Cette unité est beaucoup plus grande que le becquerel car, dans un gramme de radium, il se produit 37 milliards de désintégrations par seconde. Donc un curie est égal à 37 milliards de becquerels.
Pour détecter et mesurer les rayonnements émis par les isotopes radioactifs, on dispose de différents types de détecteurs parmi lesquels les tubes compteurs à gaz (compteur proportionnel, Geiger-Müller, chambre d’ionisation), les scintillateurs couplés à des photomultiplicateurs, les semi-conducteurs (silicium, germanium…).

Ces détecteurs sont extrêmement sensibles et mesurent couramment des activités un million de fois inférieures aux niveaux qui pourraient avoir des effets sur notre santé.

 
Cette image permet de symboliser la relation entre les trois unités de mesure de la radioactivité : un enfant lance des objets en direction d’une camarade. Le nombre d’objets envoyés peut se comparer au becquerel (nombre de désintégrations par seconde) ; le nombre d’objets reçus par la camarade, au gray (dose absorbée) ; les marques laissées sur son corps selon la nature des objets, lourds ou légers, au sievert (effet produit).