La théorie astronomique des glaciations
- Une intéraction permanente
- Structure verticale de l'atmosphère
- Fonctionnement de la circulation atmosphérique moyenne
- Variation de la masse volumique de l’eau avec la température et la salinité
- Courants océaniques de surface
- La circulation thermohaline
- Quelles causes, quelles températures ?
- Détermination d'un modèle de climat
- Flux d'énergie au sein du système climatique
- Evolution de la concentration atmosphérique en Co2
- Une carotte pour le climat
- conditions climatiques au cours du dernier million d'années
- Evolution de la température moyenne de l'hémisphère Nord depuis l'an 1000
- Les isotopes, pour la chronologie
- La théorie astronomique des glaciations
- Moyenne annuelle de l’évolution de divers forçages radiatifs de 1750 à 2000 sous l’action de l’homme
- Exemple de résultat de simulation de l’évolution du climat d’été en France de 1860 à 2100
Mis à jour en mars 2007


Dans l’hémisphère Nord, les continents prédominent par rapport à l’océan (le pôle est dans un océan). Dans l’hémisphère Sud, les continents n’occupent qu’une très faible surface (le pôle est au coeur d’un continent). Une glaciation débutera évidemment sur les continents, dont l’inertie thermique est plus faible que celle de l’océan, et donc dans l’hémisphère Nord. Si les conditions de précipitations et d’ensoleillement sont telles que la neige tombée en hiver ne fonde pas l’été, la neige pourra s’accumuler et se transformer en glace.
De telles conditions requièrent une saisonnalité peu contrastée avec un hiver humide, donc pas trop froid, et un été frais.
C’est là qu’intervient la position de la Terre par rapport au Soleil.
La Terre décrit une ellipse dont le Soleil est à l’un des foyers. La Terre est soumise à l’attraction du Soleil, mais aussi des autres planètes du système solaire, ce qui a pour effet de déformer sa trajectoire faisant varier la répartition saisonnière de l’insolation.
Trois types de modifications, pseudo-périodiques, affectent la position de la Terre par rapport au Soleil :
– l’excentricité de l’ellipse, qui varie avec deux pseudopériodes de 100 000 et 413 000 ans,
– l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre sur le plan de l’écliptique qui varie entre 22 et 25° avec une période de 41 000 ans.
- enfin, l’axe de rotation de la Terre a également un mouvement de précession (périodes 19 000 et 23 000 ans), sur un cône dont le sommet est au centre de la Terre. L’axe perpendiculaire au plan de l’écliptique entraîne un décalage de la position des équinoxes et solstices sur l’ellipse. Ces diverses fréquences sont les fréquences dominantes des variations du climat au cours du dernier million d’années.

