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Article dossier jeunes | Les sciences du vivant | Questions d'atome

Environnement (3/3)

Mis à jour le août 2011

Questions d'atome

"J'habite à coté d'un site nucléaire, est-ce que cela augmente la radioactivité ?"
 
 

Oui, très faiblement. Aux alentours des installations nucléaires, des contrôles systématiques et réguliers de l'environnement permettent de s'assurer que les rejets restent inférieurs aux limites réglementaires déterminées par les autorités de contrôle. Ces rejets induisent une radioactivité (mesurables en Bq) dont l'impact, indétectable, car très faible, ne peut être que calculé (en millième de mSv) et reste, au maximum, toujours inférieur à 0,1 % de l'exposition naturelle.

Quelques repères sur la radioactivité

Radioactivité et unités :
Activité bequerel (Bq)
Dose absorbée gray (Gy)
Dose efficace sievert (Sv)
"En France, quelles sont les conséquences sur la santé de l'accident de Tchernobyl ?"
 
 

L'accident de Tchernobyl a entraîné en France une contamination très faible par des isotopes radioactifs : iode 131 (T=8 jours) et césium 137 (T=30 ans). Dans l'environnement, les concentrations en iode radioactif, qui diminue de moitié tous les 8 jours, ont disparu en 3 mois. Du fait de sa période plus longue, le césium peut se concentrer dans des terrains argileux et dans certains végétaux comme les champignons. La contamination se détecte facilement et les doses correspondantes reçues par les animaux ou les hommes sont très faibles. Compte tenu de la décroissance de la radioactivité, l'exposition moyenne résultante en France est d'environ 0,05 mSv en 1986 et au total, de 0,09 mSv pendant les cinquante ans suivant l'accident. L'accident de Tchernobyl n'a eu aucune conséquence statistiquement observable sur la santé dans notre pays.

Exposition moyenne :
Cette dose de 0,05 mSv en 1986 est à comparer aux 2,4 mSv de l'irradiation naturelle annuelle moyenne en France.
"On m'a dit que les champignons que j'ai cueillis dans la forêt pouvaient être radioactifs : peut-on quand même les manger ?"
 
 

Sur un sol contaminé, certains végétaux tels que les champignons présentent effectivement la particularité de concentrer les radionucléides. En France, après Tchernobyl, la valeur moyenne des mesures de césium 137 des champignons contaminés tourne autour de 200 Bq/kg de produit frais. Pour l'ensemble des mesures effectuées par L'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) ces dernières années sur les champignons,
les niveaux varient de quelques Bq/kg à plus de 1000 Bq/kg, les valeurs mesurées avant l'accident de Tchernobyl se situant autour de 10 à 50 Bq/kg. Même si les teneurs sont plus élevées qu'avant, on peut en manger sans risque : il faudrait en consommer 384 kg par an pour atteindre la limite réglementaire de 1 mSv, elle-même bien en deçà des doses présentant un risque avéré.

Pour plus d'information :
sur les rayonnements ionisants et la santé:

www.asn.gouv.fr
Autorité de sureté nucléaire
www.irsn.org
Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire