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Examens Radiologiques



"Quand je passe une radio, suis-je irradié ?"

  Les examens radiologiques, qui utilisent un faisceau de rayons X, entraînent effectivement une irradiation externe des zones explorées et, avec une moindre importance, des zones hors du champ (par diffusion des rayons X). Cette exposition est à fort débit, mais elle cesse avec l'arrêt de l'alimentation électrique. La protection des patients et des personnes situées à proximité (public, personnel de l'établissement, l'opérateur...) est prévue par la directive 97/43 Euratom du conseil de l'Europe, en cours de transposition en droit français. Image 16397 - © INSERM 99
"C'est la troisième radio que je passe en trois semaines :
n'est-ce pas dangereux ?"

 

La question se pose plutôt en terme de bénéfice attendu pour l'établissement du diagnostic; en effet, dans le domaine médical, l'absence de limitation réglementaire des doses s'explique par le bénéfice apporté par l'examen radiographique. La dose cumulée pour la plupart des examens correspond à un risque global qui reste inférieur à celui de l'exposition naturelle annuelle.

Quelques chiffres en radiodiagnostic :
Type d'examen mSv*
Rachis dorsal   0,7
Rachis lombaire   1,3
Bassin, hanche   0,3 à 0,7
Abdomen, sans préparation   1
poumon, face   0,02
Urographie intraveineuse   2,5
Lavement baryté   7
Scanner tête   2,3
Scanner thoracique   8
Scanner abdominal ou pelvien   10
Scintigraphie cardiaque Tc 99m   6
Scintigraphie thyroïdienne Tc 99m   1

source : radiation and your patient : a guide for medical practitioners, CIPR 2002

* Il s'agit de dose efficace moyenne pour l'adulte. Ces valeurs constatées préfigurent les "niveaux de référence diagnostique" qui seront introduits par la transposition de la directive 97/43Euratom du conseil de l'Europe. Valeur moyenne de l'irradiation naturelle en France : 2,5 mSv.

Salle de commande d'un scanner - crédit : Image 16398 - © INSERM 99
"On vient de me découvrir un cancer : est-ce que cela a un lien avec les radios que j'ai passées l'année dernière"

 

En matière de radiodiagnostic, aucun cancer "radio-induit" n'a pu être mis en évidence, car la dose délivrée par les examens radiologiques est faible. Des cancers secondaires ont pu être observés plusieurs années après le traitement des patients atteints d'un premier cancer et guéris par radiothérapie ou par association de chimiothérapie-radiothérapie. Ces cancers secondaires sont rares et se développent généralement sur des individus qui ont une certaine prédisposition génétique.

Radiothérapie :
La présence de rayonnement diffusé cesse dès lors que l'on arrête le système d'irradiation
"Il paraît que pour certains examens on introduit des matières radioactives dans l'organisme. Est-ce qu'on est radioactif ?"

 

On peut effectivement administrer au patient des substances radioactives spécifiques dans certains organes, soit dans un but diagnostique (pour faire une scintigraphie), soit à des fins thérapeutiques.
Après ces examens ou traitements, le patient, encore porteur de substances radioactives, émet des rayonnements ionisants pendant une durée variable selon le protocole utilisé.
Par l'élimination de ces substances radioactives dans sa salive, sa transpiration et surtout ses urines, le patient peut contaminer certains objets (mouchoirs, brosse à dents, etc...) et ses urines sont également contaminées. Des précautions d'éloignement et d'hygiène sont nécessaires pendant quelques jours vis-à-vis des enfants de moins de quinze ans et des femmes enceintes. Les patients traités font l'objet d'une information spécifique dans les services de médecine nucléaire.

"On fait des "rayons" à ma tante pour soigner son cancer : est-ce dangereux pour son entourage ?"

 

La radiothérapie externe ne rend pas les tissus irradiés radioactifs ou émetteurs de rayonnements ionisants. Après la séance de radiothérapie, il n'y a aucun risque pour l'entourage et aucune précaution particulière n'est nécessaire (pendant l'irradiation, le personnel soignant quitte la salle de radiothérapie en raison de la présence de rayonnements diffusés qui se produit en dehors du champ d'irradiation).

Thérapie :
Des substances radioactives peuvent être utilisées pour traiter, par exemple, un cancer thyroïdien, ou une hyperthyroïdie
"Pourquoi doit-on éviter les examens radiologiques chez une femme enceinte ?"

 

Comme tout acte médical, l'utilisation des rayons x est justifiée si le bénéfice attendu en termes de diagnostic est supérieur au risque encouru. L'action des rayons sur l'embryon ou le fœtus, à des doses supérieures à 200-250 mSv, peut entraîner des malformations (risque tératogène). Le risque dépend du stade de la grossesse, avec une plus grande sensibilité entre 3 et 15 semaines d'aménorrhée, et de la dose reçue. La prudence recommande donc que l'on évite tout examen radiographique non urgent chez une femme enceinte. De ce fait, avant tout examen radiographique, il faut s'assurer qu'il n'y a pas de grossesse en cours.

Rayons X :
A partir de la 25e semaine d'aménorrhée, il n'a pas été recensé d'anomalie spécifique de développement chez le fœtus humain
"Enceinte de trois semaines, je viens de subir des examens radiologiques répétés : mon bébé est-il en danger ?"

 

Pour une exposition lors d'une grossesse de trois semaines, le risque dépend de la dose. La première question - et la véritable difficulté - est donc de calculer la dose d'exposition du bassin et de l'abdomen.
Entre 100 et 200 mSv, il faut informer la patiente du risque. Au delà de 200 mSv, il faut proposer à la patiente une interruption de grossesse, compte tenu des incertitudes sur les effets des rayonnements sur l'organogenèse. En tout début de grossesse (8-15 jours), le risque d'examens radiologiques répétés est celui d'un défaut de nidation (fixation de l'œuf fécondé dans l'utérus), défaut qui entraîne une fausse couche. Si l'œuf se développe, l'enfant qui naîtra ne sera pas mal formé

Exposition :
Une dose faible, (< à100 mSv) permet à la femme enceinte de poursuivre sa grossesse avec la surveillance échographique habituelle pour apprécier le développement de l'enfant
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