Le CEA dans l'espace européen de la recherche

Présent et reconnu au sein d’initiatives et instances européennes, mobilisé dans le 7ème programme de recherche et développement, leader dans le domaine des infrastructures de recherche européennes, le CEA s’implique dans la construction de l’espace européen de la recherche. Éclairage auprès de Dominique Mazière, directeur délégué aux affaires européennes et à l’espace européen de la recherche du CEA.

Avril 2012

Dominique Mazière - crédit : L. Godart/CEA

Dominique Mazière - Directeur délégué aux affaires européennes et à l’espace européen de la recherche du CEA

crédit : L. Godart/CEA

"Le CEA se positionne à la 4ème place parmi les organismes de recherche européens. "

Quelles sont les actions du CEA au niveau Européen ?

Le CEA se positionne comme un acteur majeur de la construction de l’Espace européen de la recherche. Nous sommes présents et reconnus au sein de nombreuses initiatives et instances européennes. Nous entretenons aussi des partenariats bilatéraux avec nos équivalents de plusieurs pays européens.

Des actions qui sont menées, bien entendu, en cohérence avec les stratégies de nos champs de compétences : les énergies bas-carbone, la défense et la sécurité globale, les technologies pour l’information, les technologies pour la santé et les très grandes infrastructures de recherche. Notre recherche et développement est elle-même impactée, dans son organisation interne, par la vision communautaire institutionnelle et programmatique, ce qui nous permet d’atteindre une grande cohérence et une meilleure efficacité dans nos actions européennes.

Les projets européens de recherche soumis par les équipes du CEA ont-ils un bon taux de réussite?

Les résultats de nos équipes dans le 7ème Programme cadre de recherche et développement (PCRD) classent le CEA à la 4ème place parmi les organismes de recherche européens. Fin 2011, le CEA était impliqué dans plus de 530 projets de recherche du 7ème PCRD et en coordonnait près de 70. Le taux de réussite de nos projets est de 33 %, un taux très satisfaisant comparé aux 20 % en moyenne pour les organismes de recherche en Europe. Les équipes sont très mobilisées dans le PCRD recherche, depuis sa création, comme dans le PCRD Euratom, spécifique à l’énergie nucléaire. D’importants financements pour la recherche et l’innovation irriguent le CEA à travers ces programmes. Le 7ème PCRD, en cours de 2007 à 2013, aura distribué près de 55 milliards d’euros.

Nous bénéficions également d’un programme de mobilité Marie-Curie/Cofund du 7ème PCRD, particulièrement apprécié par les laboratoires, qui finance la mobilité de chercheurs après la thèse. Par ce programme Eurotalents, le CEA a accueilli près d’une centaine de chercheurs internationaux depuis 2009.

En 2014, le programme Horizon 2020 prendra la relève du 7ème PCRD. Nous contribuons à sa préparation au travers d'actions institutionnelles. Le CEA a animé le groupe à haut niveau sur les technologies clés génériques, les KETs, qui bénéficieront de budgets fléchés dans ce prochain programme.

Quelle est l’implication concrète du CEA dans les initiatives et instances européennes ?

Nous participons largement à la mise en place de la politique européenne de lutte contre le réchauffement climatique par le SET Plan, plan stratégique pour accélérer le développement et le déploiement au meilleur coût des technologies à faible intensité carbonique. Cela représente pour nous une forte implication dans l'Alliance européenne sur la recherche énergétique EERA, un rôle moteur dans la mise en place et la définition des orientations de la plateforme sur le nucléaire durable SNETP, un rôle-clé dans la préparation de l'Initiative Industrielle Européenne ESNII sur le nucléaire durable de 4ème génération, et des interventions dans les forums, tels que l'ENEF (forum européen sur l’énergie nucléaire), ou dans les think-tanks tels que Foratom.

Le CEA contribue aussi à la mise en place de l’Institut européen de technologie (IET). Il est moteur dans les communautés de l’innovation et de la connaissance (KIC) « énergie durable » et « climat », mises en place par l’IET, et il est associé à la troisième KIC « technologies de la communication ».

Le CEA se positionne-t-il également en leader dans le domaine des infrastructures de recherche européennes ?

Oui, car la conception et l’exploitation de très grandes infrastructures de recherche est une compétence du CEA depuis ses origines. Nous contribuons à plusieurs infrastructures européennes : Spiral 2 sur les hautes énergies, NeuroSpin en biologie, Prins pour les nanotechnologies, le réacteur Jules-Horowitz à Cadarache, ou encore Prace en calcul haute performance.

Pour les futurs projets d’infrastructures, la Commission a établi une priorisation : c’est le rôle du forum ESFRI. Cependant, il reste à mettre en place la dynamique de financement et d'engagement. Le CEA s’attache à favoriser cette dynamique par la constitution d'accords entre organismes opérateurs de recherche et porteurs des projets, cette dernière condition pouvant faciliter l'obtention ultérieure du soutien communautaire.

En ce qui concerne l’exploitation de ses infrastructures nationales, le CEA a montré récemment ses capacités d’adaptation et de coordination avec ses partenaires européens : le planning de fonctionnement du réacteur d’essai Osiris a été modifié pour préserver et sécuriser la production européenne des radio-isotopes médicaux, enjeu de santé publique.

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