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Actualité | Technologies

Recherche en cancérologie : la protéine hélicase Srs2 favoriserait la stabilité génomique

La protéine Srs2 possède toutes les activités biochimiques nécessaires pour empêcher la formation de « crossing-over », c'est-à-dire l’échange de fragments d’ADN entre chromosomes, lors d’un des processus de réparation de cassures des brins d’ADN, la recombinaison homologue. Cette protéine joue ainsi un rôle essentiel dans le maintien de la stabilité du génome et dans la lutte contre la cancérisation de la cellule.

Publié le jeudi 21 février 2008

Ce résultat est le fruit d’un travail collaboratif entre une équipe dirigée par Eric Le Cam, de l’unité mixte de recherche Institut Gustave Roussy – CNRS – Université Paris Sud UMR8126 « Interactions Moléculaires et cancer » et une équipe dirigée par Xavier Veaute, de l’unité mixte de recherche CEA – CNRS UMR217,  de « Institut de radiobiologie cellulaire et moléculaire ». Il vient d’être publié dans la revue Molecular Cell, le 31 Janvier 2008.

 

La recombinaison homologue est un processus permettant la réparation des cassures simple et double-chaînes de l'ADN, formées par exemple par les radiations ionisantes. Elle joue ainsi un rôle central dans le maintien de l'intégrité du génome. Cependant dans certains cas, la recombinaison entre séquences homologues peut-être associée à des crossing-over susceptibles de conduire à des réarrangements chromosomiques pouvant être à l’origine de cancers. Il est donc essentiel que leur nombre soit limité.


Les équipes d’Eric Le Cam de l’Institut Gustave Roussy et de Xavier Veaute du CEA de Fontenay-aux-Roses avaient déjà démontré le rôle de l’hélicase Srs2 chez la levure Saccharomyces cerevisiae dans la régulation précoce de la recombinaison homologue. Par ailleurs, des études génétiques suggéraient une implication de Srs2 dans la limitation des crossing-over. Dans le travail qui vient d’être publié, les deux équipes montrent que Srs2 possède toutes les activités permettant aux cassures de l’ADN d’être réparées par une voie empêchant la formation des crossing-over et peut ainsi favoriser le maintien de la stabilité du génome. Dans les cellules humaines, le nombre de crossing-over est également extrêmement régulé. Les futures recherches devront déterminer si le mécanisme mis en évidence chez la levure est également présent dans les cellules humaines.

 

Ces travaux de recherche ont été en partie financés par l’Institut National du Cancer (INCa), l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), l’Association pour la Recherche contre le Cancer (ARC) et La Ligue contre le cancer.

 

Référence de l’article :
Dupaigne P, Le Breton C, Fabre F, Gangloff S, Le Cam E et Veaute X.
The Srs2 Helicase Activity Is Stimulated by Rad51 Filaments on dsDNA: Implications for Crossover Incidence during Mitotic Recombination. Mol Cell. 2008 Feb 1;29(2):243-54

 

Référence des équipes de recherche :
Laboratoire de Microscopie Moléculaire et Cellulaire – CNRS UMR8126 « Interactions Moléculaires et cancer » - Institut Gustave Roussy – 94805 Villejuif.
Laboratoire d’Etudes de la Réparation de l’ADN – UMR217 – CNRS/CEA - 92265 Fontenay-aux-Roses.

 

 

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