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La société Microphyt et le CEA collaborent pour exploiter le potentiel des microalgues photosynthétiques

Cultures de Chlamydomonas reinhardtii vues au microscope optique (HelioBiotech)
La société Microphyt externalise une partie de sa R&D au CEA dans le cadre d’un accord de collaboration sur quatre ans pour la réalisation du programme BOLERO. Celui-ci porte sur le perfectionnement des procédés de production de masse et le développement des molécules d’intérêt synthétisées par les microalgues vertes, dont le genre Chlamydomonas.

8 Janvier 2013

Microphyt a développé et mis en œuvre une technologie performante de production de masse de microalgues, permettant notamment la culture contrôlée d’espèces fragiles. Alors que la production industrielle de microalgues ne porte aujourd’hui que sur une poignée d’espèces, la technologie mise au point permet, en limitant les sollicitations mécaniques, d’étendre le champ des espèces cultivables en photobioréacteurs.

Parmi ces espèces figurent celles du genre Chlamydomonas, particulièrement étudié avec 7 000 articles scientifiques et 130 brevets déposés, notamment par le CEA. Faute de système de production de masse adapté à cette espèce, certains résultats de laboratoire portant sur des applications commerciales n’ont pu être transférés à l’industrie. Dans ses réacteurs industriels, Microphyt a réussi à réaliser des écoulements non dommageables pour les cellules circulantes. Mises en service en 2009 et 2010, les deux unités de 5 000 litres actuellement disponibles ont produit plus de 400 kg de biomasse sèche de plusieurs espèces délicates, dont certaines entrent dans la composition de produits dermo-cosmétologiques actuellement sur le marché.

De juillet à octobre 2012, Microphyt a réussi à cultiver en continu une souche de Chlamydomonas selon des quantités significatives et dans différentes conditions métaboliques pour étudier leur influence sur le profil biochimique. « Ce succès change la donne et nous a permis de lancer le programme BOLERO destiné à améliorer encore les performances de notre technologie et à compléter notre gamme de molécules» commente Arnaud Muller-Feuga, le Président de Microphyt.

Le programme BOLERO prévoit en effet d’identifier les molécules d’intérêt les plus prometteuses et d’optimiser leur synthèse par la sélection de souches améliorées afin d’accroitre les rendements de production. Il prévoit également le perfectionnement de cette technologie par transfert des connaissances du CEA en matière de technologie solaire.

Plusieurs équipes du CEA sont impliquées dans ce partenariat : les instituts CEA-Liten en charge de la recherche technologique sur les nouvelles technologies de l’énergie, et CEA-iBEB qui explore les potentialités des microalgues dans le cadre de sa plateforme HélioBiotec située à Cadarache.

A propos de HélioBiotec
Créée en 2009 à Cadarache, la plateforme Héliobiotec réunit autour d’équipements de haut-niveau plus d’une vingtaine de chercheurs, ingénieurs, techniciens, post-doctorants et thésards, qui ont pour objectif d’explorer les mécanismes de transformation et de stockage de l’énergie solaire par les microalgues, et de développer des applications dans différents domaines dont celui de l’énergie. En 2012, l’effort de R&D dédié aux biocarburants s’accroit sur le centre de Cadarache avec la participation des équipes du CEA-Liten qui seront plus particulièrement chargées de développer la R&D sur les procédés et les technologies de culture, de récolte et de valorisation des microalgues.

Voir aussi : le site Internet de Microphyt

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