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Les centres CEA
Le protocole concerne différents axes stratégiques qui se traduiront par des projets plus précis dans les prochains mois :
- Dans le secteur des très hauts champs magnétiques, le développement de systèmes d'IRM à 11,7 Tesla destinés aux applications chez l'homme et à 17 Tesla pour la recherche sur le petit animal devraient conduire à des avancées considérables dans le domaine de l'exploration, du diagnostic et du traitement des affections neurologiques comme les maladies d'Alzheimer et de Parkinson. L'observation des petites structures anatomiques des nerfs ainsi que l'IRM fonctionnelle (l'analyse du fonctionnement du cerveau) nécessitent une résolution d'image que peuvent seuls procurer les systèmes à très hauts champs. Aujourd'hui, par exemple, la limite supérieure est de 7 Tesla pour les applications chez l'homme.
- En imagerie moléculaire, les futurs développements de traceurs "radio-pharmaceutiques" (marqueurs biologiques) devraient permettre d'améliorer le diagnostic de certaines maladies, en particulier en matière de cancer. Les molécules qui se concentrent spécialement dans les cellules à haute activité métabolique comme les tumeurs ou les métastases peuvent aujourd'hui être localisées par la TEP ou le SPECT. Ces techniques permettent de découvrir des foyers cancéreux ou de visualiser l'efficacité des traitements et d'en assurer le suivi. Le développement de nouveaux marqueurs ou systèmes d'imagerie devrait permettre des diagnostics beaucoup plus précoces qu'aujourd'hui pour permettre d'augmenter l'efficacité et d'optimiser le traitement des patients.
- Les biomarqueurs optiques émettent un rayonnement fluorescent dès qu'ils ont reconnu des molécules cibles telles que celles de cellules cancéreuses ou les protéines spécifiques de certaines affections. Les tumeurs et les métastases commencent donc à "s'illuminer" légèrement (et à pouvoir être visualisées). Actuellement, ces types de traceurs sont à l'état de purs projets de recherche. De plus, seules les localisations de tumeurs proches de la surface de la peau peuvent être visualisées pour l'instant. A l'heure actuelle, le CEA est impliqué dans le développement et l'amélioration des tomographes optiques dédiés à la détection de ce type de structures. Ensemble, avec Siemens, ce projet va pouvoir prendre une nouvelle impulsion incluant également son potentiel commercial.
- Un développement ultérieur des activités respectives de Siemens et du CEA en matière de "biopuces" est également planifié. Le "lab-on-a-chip" (laboratoire sur carte à puce), de la taille d'une carte de crédit, sera bientôt utilisé en recherche médicale ou même en routine clinique (à l'hôpital ou en médecine de ville) pour analyser avec précision les liquides biologiques comme le sang, l'urine et la salive. Les virus, les bactéries ou les maladies génétiques pourront être détectés en quelques minutes. Aujourd'hui, ces analyses biologiques requièrent de vastes laboratoires, qui demandant des délais de parfois plusieurs jours et représentent des coûts qui justifient cet effort. Le système de biopuce "Quicklab" de Siemens a été récemment récompensé par le "prix du futur" du Président Fédéral Allemand. Dans l'avenir, de gigantesques bases de données permettront de déterminer le risque de certaines combinaisons génétiques susceptibles de provoquer des maladies spécifiques (prédisposition) par exemple en analysant le patrimoine génétique des patients cancéreux pour trouver certaines corrélations. Cette capacité de prédiction permettra de mettre en place pour les patients des stratégies préventives adaptées à leur profil.
- En tomographie (scanners), les deux partenaires coopèrent déjà depuis quelques temps. La R&D accélèrera le développement de nouvelles technologies de détecteurs numériques utilisés dans trois différentes modalités : scanners, TEP et SPECT.
- Les deux partenaires souhaitent également unir leurs efforts en matière de développement de l'hadronthérapie. Cette technique d'irradiation utilisant des ions lourds et des protons est considérée comme la plus avancée et la plus prometteuse dans la bataille contre le cancer, de par son action mieux ciblée et plus spécifique que la radiothérapie conventionnelle. Elle permet de détruire des tumeurs inaccessibles sans endommager les tissus environnants.
Le protocole d'accord envisage également la possibilité pour les partenaires de procéder à des échanges de personnels techniques ou les associer sur des projets précis.
Le partenariat comme facteur d’innovation
Notre objectif premier est d'accroître toujours la qualité des soins en en réduisant simultanément les coûts. L'innovation technologique est une clé importante de cet enjeu », explique le Pr. Erich R. Reinhardt, membre du Board de Siemens A.G. et Président de Siemens Medical Solutions. « Les partenariats avec des Instituts de recherche leaders mondiaux génèrent une atmosphère stimulante et créative ainsi qu'un échange de savoir-faire. Les deux partenaires sont des phares dans le domaine de l'innovation dans le domaine médical et cela projette loin en avant nos ambitions.
Siemens est pour nous le partenaire idéal pour le transfert de notre savoir-faire et de notre expérience en recherche dans le domaine de l'imagerie médicale, du diagnostic et du traitement jusqu'à la routine clinique." ajoute Alain Bugat, Administrateur Général du CEA. " Je n'ai aucun doute : ce partenariat va permettre à la médecine de faire un gigantesque pas en avant.