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Vers une production bio-inspirée d’hydrogène sans métaux nobles
CEA
La production d’hydrogène est actuellement basée sur les propriétés catalytiques des métaux ‘nobles’ tels que le platine. Pour la première fois, les chercheurs du Laboratoire de chimie et biologie des métaux (CEA-CNRS-Université Joseph Fourier, au CEA de Grenoble) sont parvenus à produire de l’hydrogène en utilisant un ensemble moléculaire sans recourir à un catalyseur à base de métal noble. Ce résultat, important pour l’avenir économique de la filière hydrogène, fait l’objet d’une publication dans la revue Angewandte Chemie International Edition du 4 janvier.
Publié le vendredi 11 janvier 2008
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Des recherches sont donc menées afin de ne plus avoir recours au platine, en élaborant des catalyseurs à base de métaux naturellement plus abondants et moins chers, tels que ceux utilisés par les organismes naturels (fer, nickel, cobalt, manganèse). Un nouveau système vient donc d’être mis au point utilisant un catalyseur à base de cobalt. Il s’agit d’un système supramoléculaire qui assure à la fois la fonction de photosensibilisateur et de catalyseur. Sous l’effet de la lumière, les électrons fournis par une molécule organique sont utilisés pour libérer l’hydrogène de l’eau au niveau du cobalt, avec une efficacité supérieure aux systèmes comparables renfermant des catalyseurs à base de métaux nobles (Pd, Rh et Pt). La fonction de photosensibilisateur reste assurée par l’utilisation de ruthénium (Ru, partie gauche du schéma) ; une prochaine étape de ces recherches visera à s’en affranchir.Si l’objectif ultime de ces recherches demeure l’utilisation de l’eau comme source de protons et d’électrons (évitant ainsi d’avoir à ajouter une molécule organique), les travaux publiés constituent une avancée considérable dans le domaine de la photo-production d’hydrogène.
[1] Historiquement, les métaux nobles étaient les métaux précieux (or, argent, platine) utilisés en orfèvrerie. Cela correspond pour le chimiste à des métaux qui ne s’oxydent pas facilement. Ce terme s’applique maintenant aux autres métaux qui présentent une faible abondance dans la croûte terrestre et sont donc à la fois rares et coûteux (palladium, rhodium, iridium, osmium et ruthénium).
Pour en savoir plus :
- Consulter notre dossier de presse « La filière hydrogène : avancées récentes de la recherche, perspectives industrielles. »
- la page du Laboratoire Chimie et Biologie des Matériaux de l'Institut de Recherches en Technologies et Sciences pour le Vivant (iRTSV) du CEA
- Le site Wiley InterScience : http://www3.interscience.wiley.com (Angewandte Chemie (Int Ed Engl), 2008, 47(3): 564-567)
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