Rapport annuel & financier 2010
Mis à jour en janvier 2012
• L'évaluation
• L'enseignement et la formation
• La valorisation des activités de recherche au CEA
• L'accompagnement à la valorisation
• Les prix et distinctions
• Les ressources humaines
• Les relations internationales
• La communication et diffusion de l'information
• La maîtrise des risques
• Les systèmes d'information
• L'écoresponsabilité
Avant-propos
Monsieur Bernard Bigot,
Administrateur général du CEA
Madame Catherine Cesarsky,
Haut-commissaire à l’énergie atomique
Contrat d’objectifs et de performances 2010-2013
Les programmes du CEA
Les énergies bas carbone
et les recherches associées
Disposer de formes d'énergie compétitives, sûres et propres, non émettrices de gaz à effet de serre. Pour répondre à ces objectifs, le CEA travaille sur le mix énergétique. Il intervient en parallèle sur les enjeux de l'énergie nucléaire actuelle et future, sur les réacteurs (technologies, sûreté, démantèlement) et les cycles du combustible associés (amont, gestion des déchets) ainsi que sur les nouvelles technologies de l'énergie. Le CEA est un acteur majeur de la recherche dans les domaines de l'énergie solaire (habitat, mobilité solaire…) de la production et du stockage de l'énergie (hydrogène, pile à combustible, batteries pour les véhicules électriques, développement des biocarburants de 2e et 3e génération), et des nanomatériaux pour l'énergie. Il répond ainsi pleinement aux deux défis liés à l'énergie et à l'environnement qui sont : contribuer à l'indépendance énergétique et lutter contre le réchauffement climatique.
La Défense et la sécurité globale
et les recherches de base associées
Acteur majeur de la dissuasion nucléaire et de la sécurité nationale et internationale, le pôle Défense du CEA a pour mission de concevoir, fabriquer, maintenir en condition opérationnelle puis démanteler les têtes nucléaires qui équipent les forces océaniques et aéroportées. Il est chargé de la conception et de l'entretien des réacteurs nucléaires, assurant la propulsion des bâtiments de la Marine nationale, sous-marins et porte-avions. Il est également responsable de l'approvisionnement des matières nucléaires pour les besoins de la Défense. Le suivi de l'impact sur l'environnement de ses activités fait l'objet d'une attention soutenue.
Dans un monde en profonde mutation, le CEA contribue aux enjeux globaux de sécurité à travers l'appui technique qu'il apporte aux autorités, pour les questions de désarmement, de lutte contre la prolifération nucléaire et le terrorisme. Depuis le transfert des activités du centre de Gramat de la Direction générale de l'armement au CEA, la défense conventionnelle constitue une nouvelle mission à part entière. Pour mener à bien ces missions, il est responsable des études scientifiques et techniques de base, ciblées sur les programmes Défense.
Les technologies pour l'information
et les recherches associées
Acteur moteur de l'innovation industrielle, le CEA dispose d'une recherche technologique de haut niveau dans le domaine des micro et nanotechnologies, en développant des microsystèmes, l'assemblage 3D ou encore l'optronique.
Ses programmes concernent aussi les télécommunications et les objets communicants (téléphones mobiles, réseaux sans fil, cartes à puce…), les technologies des systèmes numériques, avec notamment les systèmes embarqués, la réalité augmentée et l'optimisation de capteurs. Une technologie au service des entreprises afin de leur permettre d'être plus compétitives et innovantes.
Les technologies pour la santé
et les recherches associées
Dans le domaine des technologies pour la santé, la stratégie du CEA consiste à allier recherche fondamentale en biologie-santé et développements technologiques pour innover dans les domaines diagnostiques et thérapeutiques. Le programme transversal « Technologies pour la santé », piloté par la Direction des sciences du vivant, favorise la création de valeur industrielle à partir des compétences transversales existant au CEA dans ce secteur.
Les recherches fondamentales en biologie et santé du CEA s'appuient le plus souvent sur des plates-formes technologiques d'envergure internationale de biologie structurale intégrative, de biologie à grande échelle ou d'imagerie biomédicale. Elles ont pour objectif d'améliorer notre connaissance des mécanismes sous-tendant les grandes fonctions physiologiques, mais aussi les relations hôte-pathogène, afin de développer de nouveaux concepts thérapeutiques ou diagnostiques. Le CEA mène ces recherches en étroite collaboration avec ses partenaires (universités, CNRS, Inserm, Inra) comme l'atteste la présence de nombreuses équipes et unités mixtes de recherche au sein de ses instituts.
Les très grandes infrastructures de recherche fondamentale
La recherche fondamentale du CEA requiert l'accès à de très grands équipements scientifiques, notamment dans les nanosciences, la chimie, l'imagerie biomédicale, les matériaux, la physique nucléaire et des particules, l'astrophysique et les plasmas.
Dans ces domaines, les physiciens développent leurs propres outils en poussant les technologies des instruments à leurs limites, puis les utilisent pour accroître leurs connaissances. Ils peuvent alors partager leur savoir avec la communauté scientifique en ouvrant un accès à leurs instruments ou en appliquant leurs connaissances à la création d'autres instruments. Par ce mécanisme en cascade, les sciences utilisant les Très grandes infrastructures (TGI) contribuent grandement au développement des capacités d'investigation et d'innovation au sens large.
Le CEA a une longue pratique de construction, d'exploitation et d'utilisation de ce type d'installations, ce qui lui confère la première place dans l'espace européen de la recherche.


