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Séismes - Tsunami :

Les frissons terrestres sous haute surveillance

, Chapitre 3

Des stations sismiques enregistrent les moindres secousses terrestres partout sur la planète. Le Département du CEA analyse, surveillance, “écoute” tous les types de tremblements du globe.




Un sismomètre mesure
et enregistre les ondes sismiques. Son principe
est celui d'un pendule...
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Au Laboratoire de détection et géophysique (LDG) du Dase, quinze personnes – analystes et sismologues – surveillent en permanence la sismicité du globe. Pour la France et les régions voisines, elles se tiennent prêtes à alerter les secours dès qu'un séisme de magnitude supérieure à 4 se manifeste, soit environ une trentaine de séismes par an. Les quarante stations sismiques du LDG sont réparties de façon homogène sur tout le territoire et complètent celles de l'Institut de Physique du Globe (Strasbourg) concentrées sur les zones à risque.

 
Collaborations internationales

Au 15 novembre 2005, le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (Tice)
a été signé par 176États, dont 125 l'ont ratifié....
Comment distinguer un séisme d'une explosion nucléaire ?
Le premier dure quelques secondes tandis que la seconde est instantanée...
« Dès lors qu'un signal sismique apparaît sur l'écran, il est filtré, décrypté et catalogué par les analystes », commente Bruno Feignier, responsable du LDG. Cette analyse minutieuse est effectuée par des yeux avisés, assistés par un logiciel développé par le LDG. L'objectif est de localiser précisément l'épicentre d'un séisme, définir les caractéristiques de la faille, et prévenir les autorités dans l'heure qui suit pour une bonne information du public ou, si nécessaire, une organisation efficace des secours. Dans ce domaine, l'équipe du LDG ne fait pas cavalier seul. Elle participe à de nombreuses collaborations internationales. En particulier, elle fait partie du Centre sismologique euro-méditerranéen (CSEM). Ce réseau, qui s'étend de l'Islande jusqu'à l'Arabie saoudite, a été créé en 1976 afin de fédérer les observatoires de surveillance sismique (plus de 1 200 stations dans les 40 pays membres) et de constituer un système d'alerte efficace dans la région euro-méditerranéenne. Étudier et surveiller les séismes, alerter en cas de besoin, ne sont pas les seules activités du LDG. Car si des ondes sismiques sont détectées, elles peuvent fort bien ne pas être d'origine naturelle mais provenir d'une explosion. Ainsi, le LDG veille au respect du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (voir encadré Tice). Ceci s'inscrit dans la triple mission du Dase : participer à la mise en place de certaines stations de détection à la surface du globe, évaluer la qualité du réseau international pour les événements sismiques en France et informer le gouvernement sur les alertes. Le système de surveillance international mis en œuvre dans le cadre du Tice permettra, lorsqu'il sera achevé, de déceler des essais d'au moins une kilotonne d'explosif n'importe où sur la planète.

Pas moins de 321 stations monteront la garde, à l'affût de la moindre explosion nucléaire. Les informations de toutes les stations, sismiques mais aussi hydroacoustiques, infrasonores et de détection de radionucléides, sont envoyées et centralisées au Centre international de données (CID), situé à Vienne (Autriche) 1. Très impliquée dans le système, la France est en charge de seize stations sur son territoire (dans les Dom-Tom et les terres australes) et d'une dizaine situées à l'étranger, dans le cadre d'accords de coopération (Mongolie, Bolivie, Madagascar, Côte-d'Ivoire)
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