Dossier | Technologies | Biopuces
Labos de poches pour diagnostics rapides (4/6)
Encore plus de miniaturisation : la transformation des puces en laboratoires est en route
Mis à jour en décembre 2006
Biopuces
- La biologie tendance techno
- Quand l'ADN fait son analyse
- Des plus pour les puces
- Labos de poches pour diagnostics rapides
- Criblage à l'unité
- Ca plane pour les cellules
![]() Le système Biosoc. Grâce aux électrodes et aux fils d'or, l'échantillon avance tout seul vers son lieu d'analyse. © CEA. |
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Conçus pour répondre à un besoin de plus en plus pressant d’analyse automatique, rapide et à bas coût, les laboratoires sur puces poussent au plus loin la miniaturisation. Il s’agit cette fois d’intégrer, sur une surface de quelques centimètres carrés, l’ensemble des volumineux appareils d’analyse biologique – depuis la préparation des échantillons (séparation cellulaire, extraction de l’ADN, marquage…) jusqu’aux résultats – qui occupaient chacun une paillasse de laboratoire.
Sur la voie du progrès
Ça, c’est la théorie. En pratique, les laboratoires sur puces n’en sont pas tout à fait là, même si les progrès réalisés ces dernières années sont très encourageants. Le CEA, qui s’est engagé dans cette voie dès la fin des années 90, travaille sur plusieurs projets déjà bien avancés. C’est le cas de POC, pour “point-of-care”, dédié au diagnostic rapide d’infections et quasiment au chevet du malade. En collaboration avec ST Microelectronics, le CEA a développé ce système miniaturisé capable d’amplifier les séquences génétiques caractéristiques de certains agents pathogènes et de les mettre en évidence par hybridation, grâce à une puce à ADN intégrée.
Deux ans de travaux ont été nécessaires aux deux partenaires pour mettre au point un prototype de POC, que le laboratoire Biopuces du CEA de Grenoble s’apprête à valider. « Dans un premier temps, nous allons tester l’efficacité de POC pour détecter un streptocoque pathogène », confie Brigitte Fouqué, responsable de sa validation biologique.
Au service de la médecine
![]() Le lobopuce POC sur son module de commande. L'échantillon est déposé dans les quatre trous puis traité et, enfin, analysé à l'aide d'une puce à ADN, située au bout du circuit. © CEA |
Au service de la médecine
![]() Moule en silicium permattande de fabriquer des système microfluidiques. © P. Chagnon-BSIP/CEA |



