Aucun incident n’a été classé à un niveau de l'échelle
Ines[1] supérieur à 1, et l’impact des activités du CEA sur
l'environnement, les travailleurs et le public est resté à des niveaux
très faibles. La mobilisation et l’implication de chacun sur ces enjeux
de sûreté, de sécurité, de protection de l’homme et de l’environnement
sont des objectifs prioritaires pour l’ensemble des personnels CEA.
Sûreté nucléaire : poursuite des actions post-Fukushima
Dans
le domaine de la sûreté nucléaire, l'année 2013 a encore été marquée
par une forte mobilisation sur la prise en compte du retour d'expérience
de l'accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Dans la continuité des actions réalisées en 2011 et 2012 et relatives
aux Évaluations complémentaires de sûreté[2], les travaux de l’année
2013 ont porté principalement sur la définition et le dimensionnement,
pour les installations qui le nécessitent, des « noyaux durs »[3]
destinés à garantir les fonctionnements essentiels à la sûreté en cas
d’événements extrêmes.
Déclaration d’événements significatifs aux autorités
Le
CEA est tenu de déclarer aux autorités de sûreté nucléaire les écarts
survenant dans ses installations ou au cours d’un transport de matières
radioactives. En 2013, le CEA a déclaré 104 événements auprès des
autorités de sûreté nucléaire (contre 140 en 2012), dont 93 classés au
niveau zéro et 11 classés au niveau 1. Aucun de ces événements n’a eu de
conséquence significative sur les personnes, l’environnement, la sûreté
ou la disponibilité de l’installation concernée.
Santé et sécurité au travail
Radioprotection
– En 2013, les doses de rayonnements ionisants reçues par les
travailleurs (0,11 mSv[4] en moyenne annuelle pour les travailleurs CEA,
et 0,08 mSV pour les travailleurs d’entreprises extérieures) sont
restées très inférieures aux limites réglementaires (20 mSV par an)
fixées pour les travailleurs du nucléaire. Les niveaux sont quasiment
identiques à ceux enregistrés en 2012.
Accidents du travail
– En 2013, le taux de fréquence[5] des accidents du travail des
salariés du CEA (3,0) est en baisse par rapport aux valeurs observées
les années précédentes (entre 3,3 et 4,1). Pour les salariés des
entreprises extérieures, le taux de fréquence (10,3) montre une
situation stable par rapport à celle des dernières années (entre 10,0 et
10,6). Les niveaux observés sur les centres CEA sont très inférieurs
aux niveaux nationaux. Ces résultats renforcent la détermination du CEA à
poursuivre et accentuer les efforts de prévention et de vigilance, en
particulier pour ce qui concerne la manutention et le transport manuel
d’objets.
[1] Échelle internationale des événements nucléaires (INES, de l'anglais International Nuclear Event Scale).
[2]
Les ECS sont des mesures supplémentaires de contrôles, décidées à la
suite de l’accident de Fukushima. Elles consistent en une analyse
supplémentaire des marges de sûreté dont dispose chaque installation
nucléaire vis-à-vis de phénomènes naturels extrêmes (séismes,
inondations…) face à différents types d'agressions "hors
dimensionnement" et les dispositions existantes pour y faire face. Le
cahier des charges a été élaboré par l‘Autorité de sûreté nucléaire
(ASN).
[3] « Noyaux durs » : équipements stratégiques destinés à
garantir les fonctions essentielles à la sûreté d’une installation
nucléaire en cas de sollicitation extrême.
[4] Millisieverts : le Sievert est l’unité d’équivalent de dose qui exprime l’impact des rayonnements sur la matière vivante.
[5]
Le taux de fréquence, tel que défini par la Caisse nationale
d’assurance maladie, correspond au nombre d’accidents du travail avec
arrêt par million d’heures travaillées.
Surveillance de l’environnement
La protection de l’environnement est une préoccupation permanente du CEA dans la conduite de ses activités.
Les rejets radioactifs des centres du CEA, liquides ou gazeux, sont
strictement limités par des autorisations réglementaires fixées de
manière à ce que l’impact sur la santé et l’environnement soit
négligeable. Toutes les dispositions sont prises pour limiter ces rejets
: collecte des déchets directement dans les installations et évacuation
vers les filières appropriées, traitement des effluents dans des
installations adaptées afin de réduire leur radioactivité et/ou leur
toxicité chimique, recyclage des eaux. Le réseau hydrogéologique fait
l’objet d’une surveillance étroite.
Les mesures dans l’environnement effectuées par les centres CEA sont
transmises au Réseau national de mesures, dont le site internet (www.mesure-radioactivite.fr)
met à la disposition du public les résultats de surveillance de la
radioactivité dans l’environnement sur l’ensemble du territoire
national.
Le CEA évalue en outre l’impact radiologique induit par ses
activités sur les populations riveraines. Ces calculs sont effectués
chaque année sur la base des rejets réels des centres, à partir de
scénarii d’exposition majorants. L’impact calculé est extrêmement
faible, très largement inférieur à la limite réglementaire de dose
annuelle pour le public de 1 mSv/an.
Sécurité informatique et propriété intellectuelle
Face à l'évolution et la sophistication des menaces informatiques, le
CEA renforce en permanence son dispositif de sécurisation des systèmes
d’information. Des actions de sensibilisation du personnel sont
organisées pour accompagner la démarche auprès des utilisateurs des
réseaux informatiques.
La protection de la propriété intellectuelle
au CEA se traduit à travers les dépôts de brevet réalisés, afin de
garantir l’appartenance des recherches et développements aux
ingénieurs-chercheurs. Le CEA a déposé 754 brevets en 2013 ; il a été
classé 3ème au classement annuel de l’INPI (Institut national de la
propriété intellectuelle) des organismes et entreprises déposants de
brevets en France.
Ce document est une synthèse des principaux résultats de l’année
écoulée. L’ensemble de ces résultats est présenté de manière détaillée
dans le Bilan maîtrise des risques que le CEA publie chaque année. Ce
document est disponible sur simple demande et mis en ligne ce jour sur
son site internet.