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Isorg et ses capteurs d’empreintes digitales géants


La start-up Isorg, issue du CEA, exploite l’électronique organique imprimée. A la différence de la gravure sur silicium, des encres composées de polymères semi-conducteurs sont déposées sur tout type de surface, via des techniques d’impression transformant le verre ou le plastique en capteur d’images.


Publié le 8 février 2022

« Posez votre index n’importe où sur l’écran pour déverrouiller votre téléphone ». Voilà une consigne qui pourrait bientôt devenir réalité, grâce à un capteur d’empreintes digitales de grande surface posé sous l’écran. « Isorg est la seule société au monde proposant cette fonctionnalité », raconte Nicolas Bernardin, directeur du développement commercial. La start-up, issue du CEA, exploite l’électronique organique imprimée. A la différence de la gravure sur silicium, des encres composées de polymères semi-conducteurs sont déposées sur tout type de surface (verre, plastique, etc.), via des techniques d’impression transformant le verre ou le plastique en capteur d’images. Et ce de manière bien moins onéreuse que les procédés classiques.

Deux marchés ciblés : les smartphones et la sécurité

Isorg cible deux marchés principaux : les smartphones et la sécurité via l’identification de un à quatre doigts. Fin, léger et résistant aux chocs, le capteur d’Isorg devrait fortement intéresser les services de douane et de police : il peut s’insérer dans des dispositifs mobiles et offre d’excellentes performances même à l’extérieur, en lumière intense. « Et la solution « un doigt » vient d’être validée par le FBI ! », ajoute Nicolas Bernardin, qui rappelle qu’aucun capteur d’empreinte pour la sécurité ne peut être commercialisé sans l’aval de cet organisme. « C’est d’ailleurs le premier capteur issu de la filière organique à obtenir ce label. Le second, reconnaissant jusqu’à quatre doigts, est en cours d’examen. »

La start-up, en phase de développement commercial avec les acteurs-clés de la planète sur ces deux marchés, lancera la fabrication en série de ses capteurs dès la fin 2021.

Technologie

Photodiodes organiques (issues de la chimie organique) à base de polymères, directement imprimées sur leur support (plastique, verre, etc.). Ces matériaux sont des semi-conducteurs, c’est-à-dire capables de convertir la lumière en signal électrique. Réalisées sur une matrice de transistors, les photodiodes deviennent des capteurs d’images.

Marchés

  • Smartphones, tablettes… : déverrouillage, applications bancaires, applications personnelles de santé, etc. 
  • Sécurité : contrôle d’accès (site sensibles, sécurisés, aéroports…), passeport biométrique, vote électronique, etc.

Dates clés

  • 2010 : création d’Isorg
  • 2012 : ouverture d’une ligne pilote avec le CEA-Liten 
  • 2014 : levée de 8 millions d’euros
  • 2017 : réception de l’usine de production de Limoges
  • 2018 : levée de 24 millions d’euros
  • 2020 : Fin du transfert technologique sur Limoges
  • 2021 : capteur FAP10 (1 doigt) certifié par le FBI ; levée de 16 millions d’euros.

Cet article est paru dans Les Défis du CEA n°244


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