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LEARNING EXPEDITION

Au cœur du savoir-faire du CEA en R&D dans le domaine de la santé


Le 13 avril dernier s’est tenue la première « Learning eXpedition » co-organisée par le CEA et l’ARIIS, visant à présenter aux acteurs principaux de l’industrie de la santé, l’excellence scientifique du CEA, son savoir-faire en matière de transfert industriel ainsi que ses infrastructures de haute technologie. Objectif : faire émerger ensemble les solutions thérapeutiques de demain via de nouveaux partenariats en R&D.


Publié le 28 avril 2022

C’est à NeuroSpin, centre de recherche en imagerie cérébrale du CEA, que s’est déroulée la première « Learning eXpedition » co-organisée par le CEA et l’Alliance pour la Recherche et l'Innovation des Industries de Santé (ARIIS). Un lieu, où, il y a peu, l’IRM du projet Iseult, le plus puissant au monde, a dévoilé ses premières images. Un lieu donc particulièrement bien choisi pour faire découvrir aux industriels de la santé, l’excellence de la recherche fondamentale du CEA en sciences du vivant, menée dans ses centres franciliens de Saclay, Evry et de Fontenay-aux-Roses. Et comment celle-ci contribue à faire émerger des solutions technologiques et thérapeutiques novatrices, au bénéfice des patients et de la société. « Notre modèle, qui est de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la recherche fondamentale au transfert industriel, est unique en France », a souligné François Jacq, administrateur général du CEA, en ouverture de cet après-midi d’échanges. « Notre action santé est transverse : nous avons une expertise reconnue en recherche fondamentale tout en étant capables de dialoguer avec les industriels », a expliqué Elsa Cortijo, directrice de la recherche fondamentale du CEA. « Notre action différenciante réside aussi dans le fait que nous pouvons mobiliser nos compétences et notre savoir-faire acquis dans d’autres domaines de recherche, pour des besoins appliqués à la santé. C’est le cas par exemple de l’aimant réalisé pour le projet Iseult, ou encore la conception de capteurs à base d’intelligence artificielle visant à optimiser la production de biomédicaments, développements qui impliquent, selon les cas, des compétences de la direction de la recherche fondamentale et/ou de la direction de la recherche technologique du CEA ».

François Jacq, administrateur général du CEA
François Jacq, administrateur général du CEA © ML Com

Valoriser la R&D du CEA en sciences du vivant auprès de l’industrie mondiale de la santé

Bien que la qualité de la R&D conduite par le CEA dans le domaine de la santé soit saluée par ses partenaires académiques et industriels, elle n’est pourtant pas assez connue, tant en France qu’à l’échelle internationale. « On ne sait pas assez que le CEA contribue depuis des décennies à la recherche en sciences du vivant, à la conception de dispositifs médicaux et au développement de thérapies innovantes. Qu’il est le premier organisme de recherche français déposant de brevets en Europe. Qu’il possède des plateformes et infrastructures incroyables », a constaté Marco Fiorini, délégué général de l’ARIIS. Nora Benhabiles, responsable de l'innovation, de la valorisation et de la création d'entreprises au sein de la Direction de la recherche fondamentale du CEA a ajouté qu’« avec Marco Fiorini, nous avons donc eu l’ambition de montrer aux industriels de la santé, tout le potentiel de la R&D du CEA. Pour que le CEA obtienne, dans ce domaine, non seulement plus de visibilité à l’échelle nationale, mais également une reconnaissance internationale. » C’est la raison pour laquelle la « Learning eXpedition » a été aussi retransmise en direct dans les sièges industriels aux USA et en Europe.

Au plus près des besoins et attentes des industriels de la santé

La « Learning eXpedition » s’est composée de plusieurs séries de tables rondes, centrées autour de thématiques illustratives des forces du CEA tout en correspondant aux besoins, attentes et problématiques des industriels de la santé.

Les premiers échanges ont ainsi porté sur l’esprit entrepreneurial dans le domaine de la santé, avec, entre autres, l’intervention de dirigeants de start-ups issues du CEA aux parcours brillants, comme CERES Brain Therapeutics ou encore Theranexus. « C’est une opportunité exceptionnelle pour le CEA de mettre en visibilité les start-ups valorisant nos résultats de R&D et tout ce que nous faisons pour soutenir la création d’entreprises », s’est réjoui Laurence Petit, Directrice déléguée à l’innovation du CEA.

VidéoPrésentation de Theranexus (en anglais)


L’après-midi était également riche en partages sur les technologies de la santé à faire émerger prioritairement via des partenariats public /privé efficients. « Même si les industriels, en bout de chaîne, ont besoin d’une technologie mature, industrialisable à grande échelle, ils peuvent être également très intéressés par des projets de recherche fondamentale », a indiqué Elsa Cortijo. Et sur le positionnement que l’Europe et la France doivent adopter pour accélérer le développement de ces technologies. Olivier Bogillot, Président de Sanofi France : « nous sommes à la croisée des chemins : tout le monde est convaincu, et plus encore depuis la crise sanitaire, que les recherches en sciences du vivant sont cruciales. Il est urgent pour l’Europe d’investir dans les technologies de la santé et la médecine de précision, d’en devenir le leader. Cela passe notamment par la formation et l’accompagnement de futurs talents, mais aussi par une organisation plus écosystémique entre tous les acteurs, dont le CEA et sa R&D au meilleur niveau. »

Ont été aussi présentés aux participants les lieux d’exception du CEA en biologie, santé et numérique situés sur ses centres franciliens, de MIRCEN à NeuroSpin en passant par le CNRGH, l’IDMIT et le SHFJ. L’occasion pour les industriels présents d’en savoir plus sur ces infrastructures et comment celles-ci permettent au CEA de répondre aux grands défis de la médecine du futur. Enfin, la dernière table ronde a porté sur la « phase zéro », entre pré-clinique et clinique. « Et notamment une réflexion sur la performance, comment accélérer par exemple le protocole de validation d’un médicament avant sa mise sur le marché, tout en assurant la protection des patients », a précisé Elsa Cortijo.


VidéoLe concept de "phase zéro" (en anglais)

Des échanges qui suscitent l’enthousiasme

A l’issue des échanges, les participants n’ont pas caché leur enthousiasme. C’était le cas de Corinne Blachier-Poisson, Directrice générale d’Amgen France, leader mondial de l'industrie des biotechnologies médicales : « Cet événement m’a permis de voir concrètement ce que peut apporter le CEA, et pas seulement à l’échelle franco-française. La vision du CEA est aussi internationale, ce qui est très important dans le secteur pharmaceutique. Son double ancrage, à la fois dans les laboratoires et dans l’industrie, est un véritable atout et nous aurions tout intérêt à travailler ensemble. » Luca Mollo, Directeur médical du laboratoire pharmaceutique Pfizer France, a quant à lui été séduit par les infrastructures du CEA, « dont les instruments et les données peuvent nous être très précieux ». Tout comme Mohamed-Ramzi Temanni, Directeur scientifique intelligence artificielle et génomique France au sein de la R&D monde du laboratoire Janssen, qui a retenu également de ces tables rondes que « la clé d’un partenariat réussi est de travailler ensemble en confiance et de savoir prendre des risques. » A condition, selon Jean Lang, Vice-président associé R&D chez Sanofi, « de travailler avec les bons partenaires, dont fait partie le CEA. Ces partenariats permettant ainsi de coopérer pour nos valeurs communes et d’augmenter mutuellement notre compétitivité. »

Cette exploration au cœur des activités de recherche du CEA dans le domaine de la santé a ainsi tenu toutes ses promesses, offrant à chacun des perspectives de collaborations futures pour créer les technologies de la santé et les médicaments qui changeront la vie des patients. Une nouvelle « Learning eXpedition », pour découvrir cette fois les infrastructures des centres en région dédiées à la santé, est en réflexion.

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