DE L’IDÉE À LA PRATIQUE CLINIQUE
Des mécanismes fondamentaux à la recherche clinique
Les recherches sur les maladies infectieuses au CEA de Fontenay-aux-Roses
Le département IDMIT est organisé en unité mixte de recherche associant l'Inserm et l'Université Paris-Saclay. Depuis 2012, IDMIT est également le coordinateur d'une infrastructure nationale en biologie et santé, dont le partenariat est étendu à l'Institut Pasteur, l'ANRS-Maladies infectieuses émergentes, et l'entreprise biopharmaceutique Oncodesign.
Installées sur le site CEA de Fontenay-aux-Roses et la faculté de Médecine du Centre Hospitalier Universitaire de Bicêtre, les équipes d'IDMIT bénéficient de l’expertise de disciplines très variées et complémentaires comme celles de biologistes, biochimistes, ingénieurs, physiciens, médecins, pharmaciens, vétérinaires…
Des moyens uniques en Europe
IDMIT dispose de moyens exceptionnels. Certains sont uniques en Europe.
IDMIT a pour missions de :
- caractériser le développement de maladies infectieuses et en comprendre les mécanismes aussi bien du point de vue de l'agent pathogène que de l'organisme infecté
- identifier de nouveaux marqueurs pour un diagnostic clinique précoce
- identifier les mécanismes moléculaires et cellulaires liés à l'efficacité des vaccins et traitements
- développer et tester des stratégies pour adapter des thérapies et identifier les molécules et méthodes de prévention de la maladie
- développer des modèles animaux d'infection aussi proches que possible de l'humain pour anticiper les traitements qui seront les plus efficaces
- participer à l'indexation et à la conservation d’échantillons provenant de patients atteints de maladies infectieuses pour les rendre accessibles aux chercheurs
- par sa mission d’infrastructure nationale en biologie santé, apporter un soutien aux partenaires académiques et industriels, en proposant son expertise unique et ses moyens exceptionnels au service de leurs programmes de recherche et développement
Mobilisation générale pour la Covid-19
Lors d'une crise sanitaire, notamment une épidémie, les laboratoires du site CEA de Fontenay-aux-Roses peuvent être mobilisés par le gouvernement. Cela a été le cas lors de la pandémie de Covid-19. Auparavant, les chercheurs ont aussi été mobilisés lors de la crise de la vache folle, de l’épidémie de grippe aviaire, de l’épidémie de Chikungunya à la Réunion puis aux Antilles.
IDMIT travaille aussi à la lutte contre des agents de menace biologique.
Les modèles dans la recherche en biologie santé
Dans le domaine de la biologie-santé, un modèle représente un objet (cellule, organe, organisme) ou un processus (fonctions physiologiques [digestion, respiration, …], évolution d’une maladie, réactions d’un organisme, …) qui remplace l’objet ou le processus original pour l’étudier de façon contrôlée et sans risques pour l’être humain.
Le fonctionnement des êtres vivants est très complexe. Comprendre les pathologies humaines et développer de nouvelles thérapies nécessitent de les explorer à différents niveaux d’organisation : molécule, cellule, organe, individu.
Les études sur les premiers niveaux d’organisation (cellules ou des assemblages de cellules) peuvent être réalisées en dehors de l'organisme, dans des éprouvettes par exemple. C'est la recherche in vitro.
Une partie du fonctionnement d'une cellule ou d'un organe peut être étudiée sur ordinateur (modélisation informatique). On parle alors de recherche in silico.
Pour étudier les processus les plus complexes et reproduire les interactions multiples au sein d'un organisme vivant, l'utilisation des animaux est une pratique scientifique indispensable. Il s'agit alors de la recherche in vivo. Dans le cas des maladies infectieuses par exemple, la complexité d'une infection virale ou de la réponse immunitaire ne peut pas être reproduite par un modèle in vitro ne représentant que partiellement un organisme.
Qu’est-ce qu’un modèle animal ?
C’est une représentation chez l’animal d’un processus biologique normal ou pathologique chez l'humain. La caractérisation de cette représentation, sa capacité à "mimer" le processus chez l'humain et sa pertinence pour le développement de traitements ou de vaccins font l’objet de travaux scientifiques approfondis.
Cette pertinence est fondée, comme pour tout modèle expérimental, sur la similitude chez le modèle et chez l'humain, des mécanismes impliqués dans le processus étudié, depuis la cause jusqu’à l’expression des effets. Les programmes faisant appels aux modèles in vivo font l’objet d’une double validation : celle de comités d’experts scientifiques, et celle des comités d’éthique et du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Il permet de mieux comprendre certaines pathologies humaines difficiles à étudier autrement.
C’est souvent un animal présentant une pathologie comparable à celle observée chez l'humain et apparue de façon naturelle (modèle spontané) ou induite (infection par un virus, intervention chirurgicale, modification d’un gène, utilisation d’un produit chimique).
Il permet aussi de mieux comprendre le fonctionnement des organes sains, en dehors de toute pathologie, préalable nécessaire à une meilleure compréhension des maladies.
Une recherche éthique
L'utilisation d'animaux dans la recherche est une pratique scientifique indispensable, rigoureusement encadrée.
- Le CEA est signataire de la charte de transparence sur le recours aux animaux à des fins scientifiques et réglementaires en France.
- Pour en savoir plus : le CEA est membre du Gircor (groupe interprofessionnel de réflexion et de communication sur la recherche), dont la mission principale est d'informer sur la recherche animale
Quelques maladies étudiées à IDMIT
La Covid-19, le SIDA, la grippe, la tuberculose, la coqueluche, les arboviroses (dengue, fièvre jaune, chikungunya), les chlamydioses, le paludisme, …
Découvrez ces maladies et les grands programmes de recherche menés à IDMIT.