comprendre les mécanismes
Pour traiter les maladies infectieuses, il faut comprendre comment elles se développent et comment le corps réagit en temps réel face à la maladie ainsi que suite à l’administration des vaccins et des traitements.
IDMIT développe des modèles et mène des recherches pour :
- comprendre les interactions entre les organismes hôtes (les tissus malades) et les pathogènes (microorganismes qui provoquent la maladie)
- analyser le fonctionnement aux niveaux moléculaires et cellulaires de notre système immunitaire pour développer des vaccins et traitements.
Mieux connaître pour mieux traiter
Pour mieux connaître les infections et développer des thérapies ciblées et efficaces, les chercheurs étudient la pathogénèse et la physiopathologie des maladies infectieuses. Ils disposent d’équipements pour analyser des échantillons très finement, étudier en temps réel les caractéristiques d’une infection et de son évolution dans l’organisme :
- les mécanismes de l'infection et comment le pathogène pénètre l'organisme
- la distribution du pathogène dans l'organisme et sa localisation éventuelle dans des sites anatomiques et tissulaires favorisant leur persistance (par exemple les "réservoirs viraux")
- les lésions provoquées par l'infection
- les réactions de l'organisme infecté, notamment la réponse immunitaire
- la distribution des traitements, autrement dit, comment ils se diffusent dans le corps, comment ils agissent, et comment ils atteignent les sites où le pathogène se réplique.
Identifier des biomarqueurs
Les données obtenues sont étudiées pour notamment distinguer tout changement cellulaire ou moléculaire susceptible d'être utilisé comme marqueur de la maladie et de son évolution, et ainsi faciliter et accélérer les diagnostics et le suivi de l’efficacité des traitements.
Au Centre National de Recherche en Génomique Humaine (CNRGH), un département de l'Institut de biologie François Jacob localisé à Évry, des équipes s’attachent à la caractérisation génétique des pathogènes et des réponses de l'hôte grâce au séquençage de leur ADN. L'objectif est d'identifier des marqueurs génétiques de prédisposition aux maladies, ou à des formes graves, tout particulièrement dans le contexte de la pandémie de Covid-19.
Comprendre l’efficacité du vaccin contre la fièvre jaune.
Décrypter les mécanismes de la vaccination
Nous disposons de vaccins sûrs et efficaces mais pour certains, on ne sait pas bien comment ils agissent. Par exemple, les mécanismes d'action des vaccins classiques qui utilisent une forme atténuée ou inactivée d'un agent pathogène sont efficaces contre des maladies telles que la variole ou la grippe, mais totalement inefficaces contre le VIH ou l'hépatite C. Pourquoi ? Les clés de ces échecs ou de ces réussites se trouveraient dans les premières étapes de la vaccination, qu’il faut donc mieux connaître.
IDMIT s'intéresse aux mécanismes précoces induits par la vaccination contre différents pathogènes. Les chercheurs s’intéressent, par exemple, à l’étude des vaccins contre la fièvre jaune comme modèle de vaccin très efficace. Utilisé depuis 1937, c’est l'un des meilleurs vaccins à notre disposition : une seule injection, efficace en quelques jours, suffit à protéger à vie contre cette maladie grave. Comprendre les mécanismes à l'origine de ce succès permettrait de développer des vaccins plus efficaces lors de l’apparition de nouvelles maladies.