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Actualité | Résultat scientifique

Un modèle animal pour le traitement des plaies contaminées


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Publié le 26 juin 2014

Les contre-mesures médicales suite à une blessure accidentelle au plutonium reposent sur une intervention chirurgicale suivie ou non d’une conduite thérapeutique par de l’acide Diéthylène Triamine Pentaacétique (DTPA). Les auteurs de cet article ont voulu vérifier si l’excision de la plaie entrainait une remobilisation du contaminant. Pour cela, différents protocoles thérapeutiques ont été testés sur un modèle de blessure profonde chez le rat. Après contamination par du nitrate de plutonium au niveau d’une blessure profonde, les rats ont subi soit une excision 7 jours après la contamination avec ou sans perfusion de DTPA (30 μmol kg⁻¹ i.v.), soit un traitement au DTPA seul. L’efficacité de chaque traitement a été vérifiée grâce au suivi des excrétions urinaires (pendant 3 jours), à la quantification des concentrations en nitrate de plutonium au niveau des organes cibles (pendant 14 jours) et à l’histologie.

Les auteurs ont montré que :

  • 50 % de l’activité déposée était encore retenue dans la plaie au 7ème jour,
  • 16 % pouvait être excisée après chirurgie,
  • que l’excision seule entrainait une augmentation de l’excrétion urinaire en nitrate de plutonium sans dépôt dans les organes cibles,
  • que la combinaison chirurgie/DTPA ou traitement unique par du DTPA étaient plus efficaces que l’excision seule, car ils favorisent l’augmentation de l’excrétion urinaire du plutonium et à la diminution de sa rétention au niveau des organes (cf figure ci-dessous).

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Ainsi, la conduite thérapeutique la plus performante dans la gestion médicale des plaies contaminées par du plutonium reste l’excision du contaminant sous lavages et injections répétés de Ca-DTPA.

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