Rapport annuel 2021
Transition numérique

Transition numérique

Disposant de compétences de pointe en électronique, en robotique et en cybersécurité ainsi que d’une capacité unique à concevoir, construire et gérer des plateformes technologiques innovantes, le CEA est un acteur de premier plan de la transition numérique. Ses travaux sont menés au sein des directions de la recherche fondamentale (DRF) et de la recherche technologique (DRT).
+ d'infos sur la DRF + d'infos sur la DRT
3000

nombre de collaborateurs travaillant dans le domaine de la transition numérique au CEA.

Dans un contexte marqué par la place grandissante des systèmes et objets intelligents (pour la mobilité, l’énergie, le manufacturing, les communications…) ainsi que celles des données (qu’elles soient issues de l’industrie ou du monde académique), le CEA entend contribuer à une transition numérique préservant les intérêts stratégiques, économiques et de souveraineté de la France et répondant aux préoccupations sociétales et environnementales comme aux besoins scientifiques et industriels.

Le CEA dispose d’un éventail unique de compétences répondant aux différents enjeux de la transformation numérique.

Depuis les années 2000, la transformation numérique, et l’évolution des usages qu’elle engendre, bouleverse profondément notre société. Cette transformation s’est accélérée avec la crise sanitaire et les périodes de confinement que nous avons connues. Et des sujets, comme l’accessibilité des réseaux et des équipements, la consommation d’énergie et l’impact environnemental lié aux pratiques numériques, et de façon plus globale la vulnérabilité des systèmes, sont devenus majeurs. Le numérique de puissance (calcul haute performance, traitement de données massives) est depuis de nombreuses années un « outil » indispensable à la réalisation d’un nombre grandissant de programmes du CEA.

Dans sa mission de soutien technologique à l’innovation industrielle, le CEA dispose d’un éventail unique de compétences répondant aux différents enjeux de cette transformation. Irrigués par des recherches fondamentales d’excellence, bénéficiant de plateformes technologiques innovantes, le tout couplé à une culture entrepreneuriale et industrielle forte, ses travaux, portés par plus de 3 000 collaborateurs, couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur du numérique : depuis la conception de composants les plus avancés, y compris à l’échelle nanométrique, jusqu’à la mise au point de solutions numériques globales (matérielles et logicielles) intégrant une approche cybersécurité. Afin de renforcer sa capacité à répondre aux enjeux associés à la transition numérique, le CEA a mené, durant l’année 2020, un exercice de prospective qui a mobilisé plus de 200 experts issus de l’ensemble de ses directions opérationnelles et dont les conclusions, présentées fin 2021, ont permis d’affiner sa vision et sa stratégie en matière de numérique.

L’activité des équipes du CEA, principalement à la Direction de la recherche technologique et la Direction de la recherche fondamentale, concerne à la fois la R&D sur les différentes technologies numériques, qu'elles soient matérielles ou logicielles, ainsi qu’en amont des recherches plus fondamentales. Trois grands sujets sont ainsi couverts : la microélectronique (matériels), les systèmes numériques (logiciels) et la cybersécurité pour assurer leur protection et leur intégrité (composants comme systèmes).

En microélectronique, où le CEA s’est investi dès l’origine par ses recherches sur l’atome, des travaux sont menés à la fois sur la conception de circuits intégrés et de dispositifs (objets communicants, imageurs…). Ils concernent également les nanosciences et l’ingénierie quantique explorés autour de deux axes : d’une part, la nano-physique avec l’objectif de maîtriser et manipuler des phénomènes de nature quantique pour en obtenir de nouvelles propriétés fonctionnelles, d’autre part la synthèse, la modélisation et la caractérisation de nanomatériaux, de nano-objets et de nano-dispositifs et de capteurs. Le savoir-faire des équipes du CEA dans les technologies quantiques a fait de l’organisme un des co-pilotes du plan gouvernemental appuyé sur le PIA4, et en particulier le Programme et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) « Quantique », consacré à ces technologies, avec le CNRS, Inria, en association avec les Universités.

Pour les systèmes numériques, le CEA explore plusieurs voies : les technologies de l’intelligence artificielle ; les systèmes cyber-physiques, conçus comme des réseaux informatiques avec des entrées et des sorties physiques (au lieu de dispositifs autonomes) ; les outils et l’ingénierie pour la conception et la validation des systèmes numériques, avec par exemple les plateformes Papyrus (permettant de modéliser « pas à pas » le système informatique à mettre au point) et Frama-C (analyse et preuve de programmes) ; enfin, l’instrumentation numérique où, pour le contrôle non destructif, le CEA occupe une position de « leader mondial » avec son logiciel de simulation CIVA.

Avec le développement grandissant du numérique, la cybersécurité est devenue un enjeu majeur pour les États et les acteurs économiques, et un secteur d’activité en forte croissance avec des acteurs industriels nationaux compétitifs. Parce qu’il est confronté à des problématiques propres de cybersécurité en tant qu’exploitant de ses systèmes d’information (SI) et opérateur de systèmes industriels (ICS), le CEA mène à la fois des actions opérationnelles et de R&D. C’est notamment le cas dans les domaines de la production et de la gestion de l’énergie ainsi que de la sécurité globale. Sur ce champ, il s’agit d’une part de répondre à ses besoins propres et à ceux de la DGA et de l’industrie française de la Défense (Thalès, MBDA, Naval Group…), d’autre part de mettre au point les technologies (logicielles et matérielles) des futures solutions de confiance qu’attendent les industriels cherchant à sécuriser leurs produits, systèmes et services. C’est cette expertise qui a conduit les pouvoirs publics, en février 2021, à confier au CEA, avec le CNRS et Inria, le pilotage du PEPR « Cybersécurité » dans le cadre du plan national de relance.

Tous ces travaux de recherches considèrent que la limitation de l’impact environnemental des applications du numérique est un enjeu majeur. Ainsi, des travaux sont menés pour réduire l’empreinte énergétique et environnementale de la fabrication des composants du numérique (analyse de cycle de vie, économie de matériaux critiques, matériaux de substitution, réparabilité…) et de leur usage (architectures et composants basse consommation, architecture des réseaux de données et utilisation de réseaux distribués…).

L’implication du CEA dans la transition numérique se retrouve également dans l’expertise qu’il a développée de longue date dans le domaine du calcul haute performance (HPC), notamment sous l’impulsion du « Programme simulation » porté par sa Direction des applications militaires, et par les besoins exponentiels des projets et outils de recherche en génération et traitement de données. Le CEA dispose ainsi, sur son site de Bruyères-le-Châtel, d’un complexe de calcul scientifique parmi les plus importants en Europe au service de la Défense, de l’industrie et de la recherche académique. Le CEA pilote ou participe également aux grandes infrastructures et plateformes numériques de recherche, notamment en santé avec France Génomique, le CATI ou encore N4HCloud.

Nombreux sont les domaines où la puissance de calcul joue désormais un rôle central. La simulation numérique et le HPC sont utilisés massivement depuis de nombreuses années, par exemple en climatologie pour mieux comprendre les phénomènes météorologiques ou évaluer les risques naturels ; en chimie et en biologie pour explorer les mécanismes du vivant ; en physique des matériaux pour qualifier de nouveaux concepts et éprouver leur robustesse ; dans le domaine de l’énergie pour concevoir les installations de demain ou faciliter la maintenance et la sûreté de fonctionnement des installations actuelles… En corollaire, l’exploitation des données est déterminante dans la compréhension et l’analyse des phénomènes physiques, chimiques et biologiques. Mais obtenir des résultats fiables et robustes nécessite de disposer de données massives et de qualité. Là encore, le CEA occupe une position particulière car il dispose d’une expertise reconnue dans la production et la maîtrise de telles données : données observationnelles, spatiales, environnementales, de santé, de physique fondamentale, résultats de simulations numériques…

Cette expertise concerne également la reconstitution d’informations sur des données parcellaires ou, plus important encore, par le croisement et l’intégration de données hétérogènes. Ce dernier point est fondamental pour la médecine : c’est grâce à l’analyse croisée de multiples sources de données de santé (génomiques, cliniques, imagerie…), rendues cohérentes et donc interprétables, qu’il sera possible de personnaliser diagnostics et traitements. Cette démarche s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires, croisant ingénieurs-chercheurs et datascientists, et des plateformes aussi bien portées vers l’innovation industrielle que la recherche exploratoire (solutions quantiques, électronique ultime).

Fort de l’ensemble de ces compétences au sein de toutes les directions opérationnelles, le CEA a lancé en 2020 avec son partenaire allemand Forschungzentrum Jülich (FZJ), la création d’un laboratoire virtuel Franco-Allemand, AIDAS (AI – Data Analytics – Scalable Simulation) dans le domaine du numérique de puissance afin de renforcer les partenariats sur ces sujets et constituer un acteur de poids à l’échelle européenne.

Enfin, dans le prolongement des travaux de la mission numérique, le CEA s’est doté en 2021 d’un comité opérationnel pilote d’éthique du numérique dont la vocation est d’examiner les projets de recherche et de développement industriel envisagés par ses chercheurs afin d’évaluer la manière dont les questions éthiques qui peuvent se poser sont prises en compte. Il accompagne ainsi la recherche et le développement industriel au CEA afin que la démarche éthique fasse partie intégrante de ces projets scientifiques.

FAITS MARQUANTS 2021
Deux démonstrateurs fonctionnels à Toulouse
Gestion de crise

Deux démonstrateurs fonctionnels à Toulouse

COSY, la plateforme numérique de CEA Tech Occitanie a permis de mettre au point deux démonstrateurs fonctionnels de gestion de crise. Le premier, développé avec des partenaires régionaux dans le cadre du projet CRIZ’INNOV financé par la Préfecture de Région, est un démonstrateur de gestion de crise civile. Il propose un environnement numérique collaboratif permettant à plusieurs acteurs d’avoir à la fois une vision commune partagée d’une situation, et une vision spécifique à l’expertise de chacun pour une meilleure aide à la décision. Il a été testé sur un scénario librement inspiré des inondations dans l’Aude en 2018. Un second démonstrateur de crise, basé sur les mêmes technologies, est consacré à la gestion de crise en cybersécurité. Ces environnements numériques de supervision et de gestion de crise posent des défis d’interopérabilité des outils, de cohérence et de fluidité des interfaces.

Le CEA primé aux EARTO Innovation Awards 2021
Microélectronique

Le CEA primé aux EARTO Innovation Awards 2021

Lors de la dernière cérémonie de remise des EARTO Innovation Awards, le CEA a reçu le prix dans la catégorie « Impact », pour le développement, en collaboration avec SOITEC, d'un procédé breveté de fabrication de substrats baptisé Smart Cut™.

Tous les composants électroniques sont construits sur des substrats de silicium. L’originalité du procédé Smart Cut™ est qu’il apporte à ces substrats des propriétés spécifiques qui améliorent les performances des transistors et permet la co-intégration de fonctions logique et analogique.

La technologie Smart Cut™ réalise le collage par adhésion moléculaire, de couches monocristallines ultrafines d'un substrat à un autre. Elle fonctionne comme un scalpel à l’échelle atomique et permet de positionner une couche cristalline donnée sur tous types de matériaux.

Technologies quantiques
Une implémentation de l’algorithme de Shor certifiée pour la première fois

Une implémentation de l’algorithme de Shor certifiée pour la première fois

Comment pallier le manque d'outils d'analyse fiables pour certifier les programmes quantiques ? Pour y répondre, les chercheurs du CEA-List ont mis à profit leur forte expertise en méthodes mathématiques formelles et des techniques à l'état de l'art pour vérifier que des programmes informatiques classiques ne comportent pas de bugs, afin de les rendre compatibles avec la vérification de code quantique. C’est ainsi qu’a été développé QBrick, un environnement de spécification, programmation et vérification formelle de programmes quantiques.

Grâce à cette avancée significative, les chercheurs ont, pour la première fois, réussi à vérifier et certifier une implémentation de l’emblématique algorithme quantique de Shor. Ce dernier permettrait de casser les clés utilisées pour les transactions bancaires.

List : Institut de la Direction de la recherche technologique dédié aux systèmes numériques intelligents

Avec une mémoire quantique, l’ordinateur quantique « maigrit » d’un facteur mille !
Technologies quantiques

Avec une mémoire quantique, l’ordinateur quantique « maigrit » d’un facteur mille !

Alors que les scientifiques imaginent l'ordinateur quantique sous la forme d'un processeur sans mémoire, des chercheurs de l’IPhT ont évalué une nouvelle architecture associant processeur et mémoire quantiques avec l'algorithme de Shor, qui, s'il était mis en œuvre, permettrait de casser des systèmes de cryptage courants. Ils montrent que ce problème ne requiert plus que 200 000 qubits, soit un gain de deux ordres de grandeur ! En ajoutant des procédures de correction d'erreurs optimisées, le nombre de qubits diminue encore d'un ordre de grandeur pour atteindre 13 000.

Une barrière est tombée : avec les techniques actuelles, la réalisation de 20 millions de qubits à basse température conduisait à des volumes à refroidir tellement grands que c’était insurmontable.

IPhT : Institut de physique théorique (CEA/CNRS), dépendant de la Direction de la recherche fondamentale

Qubit : Analogue quantique du bit, unité la plus simple de stockage d’information

Avec une mémoire quantique, l’ordinateur quantique « maigrit » d’un facteur mille !

Une électronique cryo-CMOS pour le quantique
Technologies quantiques

Une électronique cryo-CMOS pour le quantique

Les bits quantiques en silicium fonctionnent à basse température pour préserver au maximum leur état quantique. Or leur électronique de contrôle, devant être implantée au plus près nécessite donc d’être également refroidie.

En intégrant tous les composants électroniques et quantiques sur le même substrat, des chercheurs de l’Irig et du CEA-Leti ont démontré qu’il était possible de mesurer le courant traversant des « boîtes quantiques » avec des circuits CMOS classiques sur une puce refroidie à 10 millikelvins, en technologie silicium FD-SOI (Fully Depleted Silicon On Insulator).

Dans une version plus complète, la puce intègrera d'autres fonctions analogiques et numériques (multiplexeur, tampon, amplificateur de signal, oscillateur, convertisseur de niveau) pour des mesures de courant dans le domaine du gigahertz.

Irig : Institut de recherche interdisciplinaire de Grenoble (CEA / Université Grenoble-Alpes)

Leti : Institut de la Direction de la recherche technologique dédié aux micro et nanotechnologies

Une électronique cryo-CMOS pour le quantique

Technologies quantiques
Des avancées en spintronique pour l’écosystème quantique

Des avancées en spintronique pour l’écosystème quantique

Des chercheurs de l’Iramis ont sondé, par comptage de photons micro-onde, un petit ensemble de spins électroniques d'ions d’erbium implantés dans le silicium. Ils sont ainsi parvenus à s'affranchir du bruit quantique inhérent à toute mesure classique ! En outre, ce système autorise la conversion cohérente d'états quantiques entre photons micro-onde et optiques. Un atout prometteur pour les communications quantiques et pour les échanges processeur-mémoire !

La même équipe a également prouvé que l'information quantique portée par des spins électroniques d'ions d'erbium isolés, au sein d'une matrice cristalline de tungstate de calcium (CaWO4), peut être conservée pendant 23 ms. CaWO4 pourrait ainsi servir de support à un stockage temporaire d'informations quantiques.

Iramis : Institut rayonnement-matière de Saclay (CEA/CNRS/École Polytechnique/Ensicaen)

Des recherches fondamentales qui enrichissent l’écosystème quantique

Les étoiles anciennes tournent plus vite que prévu
Intelligence artificielle

Les étoiles anciennes tournent plus vite que prévu

Les étoiles naissent comme lancées avec un mouvement de rotation qui est ensuite progressivement ralenti par des vents magnétiques. Ce freinage permet d'attribuer un âge aux étoiles « jeunes » quand elles présentent des taches sombres facilitant la mesure de la rotation.

Des chercheurs du CEA-Irfu ont développé des méthodes utilisant l'intelligence artificielle pour accéder à la rotation des étoiles jeunes observées par le satellite Kepler quel que soit leur aspect. Pour les étoiles les plus âgées, ils ont dû analyser les oscillations causées par des ondes sonores piégées dans l'astre pour déterminer leur rotation.

Le modèle astéro-sismologique se révèle plus cohérent et précis. Il confirme que les étoiles de l'âge du Soleil et plus ne voient pas leur rotation ralentir autant que le prévoit la théorie du freinage magnétique.

Irfu : Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers, dépendant de la Direction de la recherche fondamentale

Astérosismologie : les étoiles anciennes tournent plus vite que prévu

Une approche holistique du système de production
Jumeau numérique

Une approche holistique du système de production

L’industrie évolue d’une logique de production de masse à une logique de personnalisation, posant des enjeux de flexibilité. Pour y répondre, les lignes de production doivent devenir modulaires et reconfigurables. Le CEA-List a développé la suite algorithmique OctoPCL, qui analyse et structure les nuages de points issus de la numérisation des scènes industrielles. En reconstituant les environnements de travail des opérateurs avec une qualité de rendu inédite, le jumeau numérique simule de façon réaliste les interactions homme-machine.

Parallèlement, en s’appuyant sur sa plateforme d’ingénierie logicielle Papyrus, les chercheurs ont mis au point des outils de simulation fonctionnelle permettant de tester et d’optimiser les différentes configurations des systèmes de production avant leur mise en place effective. Fonctionnel, interactif et immersif, ce jumeau numérique permet une approche holistique du système de production.

List : Institut de la Direction de la recherche technologique dédié aux systèmes numériques intelligents

Intelligence artificielle
Diagnostiquer la résistance aux antibiotiques

Diagnostiquer la résistance aux antibiotiques

​Dans les pays industrialisés, la résistance aux antibiotiques peut être identifiée aisément grâce à des automates, des équipements coûteux que les pays en développement ne sont pas en capacité d’acquérir.

C’est pourquoi des chercheurs du CEA-Jacob ont participé avec le soutien de la Fondation MSF au développement de nouveaux algorithmes d’apprentissage automatique, capables de traiter efficacement des antibiogrammes sur smartphone. Ils les ont intégrés à une application facile à utiliser et fonctionnant sans connexion internet, à partir de photos d’antibiogrammes. 98 % des résultats fournis par l’application sont en accord avec les meilleures mesures.

MSF a évalué ses performances cliniques dans trois pays avant de la déployer dans tous les pays ciblés.

Jacob : Institut de biologie François-Jacob, dépendant de la Direction de la recherche fondamentale

Diagnostiquer la résistance aux antibiotiques grâce à l’intelligence artificielle

Topaze, nouveau calculateur du CCRT
Calcul haute performance

Topaze, nouveau calculateur du CCRT

Depuis le 23 juin 2021, Le Centre de calcul recherche et technologie (CCRT) accueille un nouveau supercalculateur baptisé Topaze, pour relever les défis du calcul haute performance et du traitement de données. Topaze fait partie de la gamme de supercalculateurs HPC d’Atos, issus de la R&D menée conjointement par Atos et le CEA. Il dispose d’une puissance de calcul crête de l’ordre de 8,8 petaflops. Ce supercalculateur permettra aux 21 partenaires du CCRT de relever les défis de leurs ambitieux projets dans le domaine de la simulation numérique et du traitement de données haute performance. Topaze est ouvert aux utilisateurs dans le cadre des « grands challenges » qui permettent d’exploiter pleinement ses performances de calcul.

Petaflops : un million de milliards d’opérations par seconde

Big data

La science des données révolutionne l’étude microbienne des sols

Des biologistes du CEA-Joliot et des chimistes de l'environnement du LSCE se sont associés pour sonder la structure des communautés microbiennes des sols, analyser leur fonctionnement et corréler les informations biologiques recueillies avec la présence de polluants (métaux, pesticides, antibiotiques, etc.).

Pour chaque échantillon de sol, ils ont effectué des millions de mesures de spectrométrie de masse à haute résolution et identifié des dizaines de milliers de protéines, qu’ils ont reliées aux organismes qui les produisent. Ils ont ensuite comparé les signaux enregistrés à des bases de données géantes. Leur méthodologie innovante leur a permis d’interpréter cinq fois plus de spectres de masse qu'auparavant : une révolution pour la métaprotéomique environnementale !

Joliot : Institut des sciences du vivant Frédéric-Joliot, dépendant de la Direction de la recherche fondamentale

LSCE : Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA/CNRS/UVSQ)

La science des données révolutionne l’étude microbienne des sols