Quand on parle d’empreinte carbone, on pense souvent énergie, mobilité ou bâtiments. Pourtant, à Cadarache comme dans d’autre centres de recherche, le principal poste d’émissions est ailleurs.
En 2024, 75 % des émissions de CO₂ du centre étaient liées à nos achats : produits chimiques, gaz industriels, équipements, prestations, travaux, fournitures… Autrement dit : chaque achat compte.
Et derrière chaque achat, il y a un besoin exprimé, un cahier des charges, une prescription, une décision technique ou organisationnelle. La décarbonation commence donc souvent bien avant la commande elle-même.
Acheter mieux pour réduire notre impact
Les objectifs phares de la politique achat responsable du CEA, qui s’appuie notamment sur le schéma directeur de décarbonation et gestion responsables des ressources, concernent es considérations environnementales, associées à un critère de sélection et les considérations sociales.
À Cadarache, de nombreux outils existent déjà pour intégrer plus facilement des exigences environnementales et sociales dans les marchés.
Le centre s’appuie notamment sur :
- une référente « achats responsables » au SMA,
- une fiche réflexe « achats responsables »,
- des clauses-types environnementales et sociales,
- des catalogues intégrant déjà certains critères responsables,
- des formations e-learning et guides proposés par la DAPS.
L’objectif est simple : permettre aux prescripteurs et acheteurs d’intégrer plus facilement ces dimensions dès l’expression du besoin et la rédaction des cahiers des charges.
Une obligation réglementaire… mais aussi un levier concret d’action
En 2025, environ 55 % des marchés du centre intègrent des critères environnementaux.
C’est une progression importante, mais l’objectif fixé par l’État est désormais clair : 100 % des marchés intégrant des clauses environnementales.
Par ailleurs, la Loi Climat et Résilience imposera au plus tard en août 2026 :
- des critères environnementaux dans l’ensemble des marchés,
- et des considérations sociales dans tous les marchés dépassant les seuils européens.
Ces évolutions traduisent une réalité : les achats publics sont devenus un levier majeur de transformation environnementale et sociétale.
Le changement commence souvent dès le besoin
Un achat responsable ne signifie pas nécessairement :
- acheter moins performant
- acheter plus compliqué
- ou acheter plus cher
Dans de nombreux cas, des alternatives existent déjà :
- équipements plus sobres
- produits réutilisables
- prestations optimisées
- réduction des consommables
- critères environnementaux intégrés dès l’appel d’offres
Et surtout, les outils existent pour accompagner les équipes.
Tous concernés
Les premiers acteurs sont naturellement :
- les prescripteurs
- les chargés d’affaires
- les acheteurs
- les responsables d’unités
- et tous ceux qui initient ou valident un achat
Mais chacun peut aussi agir au quotidien :
- limiter les impressions inutiles
- optimiser l’usage des consommables
- éviter le gaspillage de fournitures
- mutualiser certains équipements ou commandes
La sobriété commence aussi par les usages de tous les jours.
Un levier puissant pour la décarbonation
Contrairement à certaines idées reçues, les achats responsables ne relèvent pas uniquement des services achats.
Ils concernent directement nos choix techniques, nos pratiques de travail et notre capacité collective à intégrer progressivement des critères environnementaux et sociaux dans nos décisions.
Parce qu’à Cadarache, chaque cahier des charges peut aussi devenir un levier de transformation.
📌 Chiffre clé
75 % des émissions de CO₂ du centre liées aux achats
55 % des marchés intégrant déjà des critères environnementaux
🎯 Objectif : 100 %