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Fait marquant | Résultat scientifique

Espoir face à la prématurité : un projet essentiel de santé infantile


​​​​​​​​​​​​​​​​La prématurité reste aujourd'hui un défi majeur de santé publique. Face à ce constat, le Dr Nadia Alfaidy, directrice de recherche Inserm au laboratoire Biosanté du CEA-Irig, lance un projet ambitieux pour transformer le diagnostic et la prise en charge des grossesses à risque, grâce aux soutiens de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) et du Pôle Universitaire d’Innovation (PUI) de l’Université Grenoble-Alpes.​​

Publié le 23 février 2026

​​La prématurité concerne environ 10 % des grosse​sses et représente la première cause de morbidité et mortalité néonatales. Dans ce contexte, l’équipe spécialisée du laboratoire de Biosanté dirigée par le Dr Nadia Alfaidy, mène d’intenses recherches depuis plus de vingt ans. Elle a identifié un facteur clé, la protéine PROK1, qui pourrait être utilisée comme un biomarqueur.
​ Ainsi, sous la coordination du Dr Nadia Alfaidy, un nouveau projet vise à valider l'utilisation de PROK1 comme outil de diagnostic précoce et à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour mieux prévenir la prématurité.

Ce programme réunit un consortium d'experts issus de centres de recherche d'excellence :

  • ​Pr Tiphaine Barjat (CHU de Saint-Étienne) 
  • Pr Mohamed Benharouga (Université Grenoble Alpes) 
  • Dr Laurent Chatre (CNRS - Université de Caen) 
  • Dr Mathilde Keck (CEA Saclay)

Un soutien institutionnel majeur

Ce projet bénéficie d'un financement prestigieux de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) à hauteur de 500 000 euros.

Ce soutien est complété par une aide de 60 000 euros apportée par le Pôle Universitaire d’Innovation (PUI) de l’Université Grenoble Alpes (UGA).


Au cœur de la recherche : la protéine PROK1

S’appuyant sur des travaux menés depuis une vingtaine d’années, et consolidés notamment par deux thèses de doctorat soutenues en 2024 et 2025, l’équipe spécialisée a identifié un facteur clé : la protéine PROK1.
Les recherches ont démontré que la protéine est un biomarqueur innovant : les niveaux de concentration de PROK1 varient de manière significative dans le sang maternel et le liquide amniotique chez les patientes présentant un risque d'accouchement prématuré.

Un rôle protecteur : PROK1 agit comme un "facteur de quiescence" aidant à maintenir la grossesse en limitant l'inflammation et le stress oxydatif, particulièrement en cas d'infection. 

Une piste thérapeutique : les tests expérimentaux montrent que la modulation de cette protéine permet de réduire l'incidence des accouchements prématurés et de préserver l'intégrité du placenta.

Le projet réunit les expertises de l'UGA, du CEA, du CNRS, de l’INSERM, et des CHU de Grenoble et Saint-Étienne. Il débutera officiellement en juin 2026.

​"Ce soutien déterminant de la FRM et de nos partenaires nous permet de faire progresser une thématique d’actualité internationale pour offrir de meilleures perspectives de santé aux nouveau-nés." — L'équipe MAB2.​​

Tutelles UMR : CEA, Inserm, UGA​

Collaborations : UGA, CHU Grenoble, CHU Saint Etienne, CNRS, Université de Caen, CEA-Saclay

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