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Trois jeunes chercheuses du CEA lauréates du Prix France 2026 L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science


​Marie-Anne Carpine, Camille Moisset et Justine Duval, trois jeunes chercheuses du CEA, figurent parmi les lauréates 2026 du Prix France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Ce programme distingue et accompagne de jeunes scientifiques pour l’excellence de leurs travaux et contribue à renforcer la visibilité des femmes dans la recherche.

Publié le 6 octobre 2026

​Leurs recherches illustrent la diversité des travaux menés au CEA. Marie-Anne Carpine et Camille Moisset travaillent en astrophysique au centre CEA de Paris-Saclay : la première étudie la poussière interstellaire, matière première de la formation des étoiles et des planètes ; la seconde cherche à mieux comprendre les mécanismes physiques qui gouvernent l’évolution des étoiles. Justine Duval travaille quant à elle sur la transition énergétique et les systèmes électriques bas carbone, en cherchant notamment comment concilier décarbonation, limites environnementales et justice dans l’accès à l’électricité.

Marie-Anne Carpine.pngMarie-Anne Carpine – Comprendre la matière à l’origine des planètes

​Doctorante en astrophysique, Marie-Anne Carpine développe des modèles permettant de relier les observations de grands télescopes, notamment le télescope spatial James Webb ou l’interféromètre ALMA, aux propriétés physiques des grains de poussière interstellaire. Taille, composition, structure : mieux caractériser ces grains doit permettre de comprendre comment ils évoluent jusqu’à participer à la formation des systèmes planétaires et, plus largement, d’éclairer les conditions dans lesquelles peuvent se former des mondes habitables.

Après des classes préparatoires à Nice puis l’École polytechnique, elle choisit de poursuivre en recherche fondamentale, guidée par son goût pour la physique théorique et les grandes questions sur l’Univers. Très attachée à la transmission des connaissances, elle souhaite aussi profiter de ce prix pour rendre plus visibles les jeunes chercheuses et aider les jeunes filles à se projeter dans les carrières scientifiques.


Justine Duval.pngJustine Duval – Pour une transition énergétique plus juste

​​Justine Duval cherche à imaginer des systèmes électriques bas carbone qui prennent en compte non seulement les contraintes techniques et environnementales, mais aussi la question de leur répartition à l’échelle mondiale. Elle développe notamment un modèle destiné à déterminer comment répartir éoliennes et panneaux solaires afin de garantir un accès plus équitable à l’électricité tout en respectant certaines limites environnementales. À terme, ces travaux doivent permettre d’explorer différents scénarios de consommation et de justice énergétique, en complément des approches fondées principalement sur les critères économiques.

Son intérêt pour les sciences s’est progressivement associé à une volonté d’agir face aux enjeux climatiques. Inspirée notamment par Valérie Masson-Delmotte, elle se forme après l’École polytechnique à la physique du climat à l’ETH Zürich. Elle choisit ensuite de consacrer ses recherches aux solutions pour la transition énergétique. Cette double préoccupation, scientifique et sociétale, nourrit aujourd’hui une recherche à la croisée de la modélisation, des enjeux environnementaux et des questions de justice énergétique. Elle souhaite également mettre ses travaux au service du débat public et contribuer, par son parcours, à rendre les carrières scientifiques plus accessibles et plus visibles auprès des jeunes filles.​



Camille Moisset.pngCamille Moisset – Comprendre la vie des étoiles

​​Camille Moisset étudie les phénomènes qui se déroulent à l’intérieur des étoiles, notamment les ondes et les instabilités qui influencent leur évolution. Ses travaux visent à améliorer les modèles capables de retracer la vie d’une étoile, de sa naissance à sa mort. Ces avancées contribuent aussi à mieux comprendre l’évolution des galaxies, à caractériser les exoplanètes et à préparer les objectifs scientifiques de futures missions spatiales.

Son lien avec le CEA remonte au collège. À l’occasion d’un concours de physique, elle assiste à une conférence de l’astrophysicien du CEA Rolland Lehoucq et visite le centre : elle décide alors qu’elle souhaite, un jour, y faire de l’astrophysique. Quelques années plus tard, encore lycéenne, elle contacte spontanément des chercheurs du CEA pour les interroger sur leur métier. Parmi eux figure celui qui deviendra plus tard son directeur de thèse, avec qui elle gardera un contact régulier au fil de ses études et de ses choix d’orientation. 

Après une école d’ingénieur à IMT Mines Albi-Carmaux, Camille choisit ainsi de construire un parcours volontairement pluridisciplinaire, avec un double diplôme en sciences de l’océan, de l’atmosphère et du climat à Sorbonne Université, puis plusieurs stages en astrophysique et en géophysique. Cette ouverture vers la mécanique des fluides géophysiques nourrit aujourd’hui ses recherches en astrophysique stellaire au CEA. 

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