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Après le réacteur : le retraitement (3/4)
Mis à jour le novembre 2007
Le cycle du combustible
- Avant le réacteur : la préparation du combustible
- Dans le réacteur : la consommation du combustible
- Après le réacteur : le retraitement
- Les déchets nucléaires
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LES OBJECTIFS DU RETRAITEMENT
Le retraitement consiste à :
• récupérer la matière encore utilisable, le plutonium et l’uranium, pour produire à nouveau de l’électricité. C’est le recyclage des matières énergétiques contenues dans les combustibles usés ;
• trier les déchets radioactifs non récupérables.
Certains pays n’ont pas opté pour le retraitement, par exemple, la Suède et les États-Unis. Dans ce cas, les combustibles usés sont considérés comme des déchets et sont directement stockés après leur retrait du réacteur. Les pays ayant choisi d’avoir une usine de retraitement sont la France, la Grande-Bretagne, la Russie et le Japon. D’autres pays comme l’Allemagne, la Suisse et la Belgique font retraiter dans d’autres pays (notamment en France).
L'EXTRACTION DES PRODUITS DE FISSION
Lors de leur arrivée dans l’usine de retraitement, les assemblages de combustible usés sont de nouveau entreposés dans une piscine. Ils sont ensuite cisaillés en petits tronçons, lesquels sont alors introduits dans une solution chimique qui dissout le combustible mais laisse intacts les morceaux métalliques (gaines…). Ceux-ci seront stockés comme déchets nucléaires. Des traitements chimiques successifs sur le combustible en solution permettent de séparer le plutonium et l’uranium des produits de fission. Ces derniers seront intégrés dans des verres spéciaux (vitrification) et stockés comme déchets nucléaires. L’uranium et le plutonium, qui représentent 96 % de l’ensemble, sont séparés et conditionnés séparément.
LE RECYCLAGE DES MATIÈRES COMBUSTIBLES
L’utilisation du plutonium issu du retraitement fait l’objet de nombreuses études, notamment au CEA. De nouveaux combustibles composés d’un mélange d’oxyde d’uranium et oxyde de plutonium (appelés Mox, de l'anglais “Mixed Oxides”) sont déjà utilisés dans certains réacteurs (REP) d’EDF. De plus, en ce qui concerne l’uranium récupéré au cours du retraitement et qui est encore légèrement plus riche que l’uranium naturel (environ 1 % d’uranium 235), il pourra être à nouveau enrichi à plus de 3 % et suivre une voie analogue à celle d’un combustible ordinaire.
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