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En 2010 et 2011, deux appels d’offre « Infrastructures Nationales en Biologie et Santé » ont été lancés dans le cadre du programme Biologie et Santé des Investissements d’Avenir (IA), soulignant l’importance des infrastructures technologiques de recherche pour maintenir une recherche d’excellence dans le domaine des sciences du vivant.
Actualités scientifiques du CEA de l'Institut de Biologie François Jacob.
Retrouvez ici la sélection du mois de février 2026
L’exercice physique est un allié du cerveau… à condition de rester au bon dosage. Ces deux études montrent que l’entraînement mobilise des mécanismes centraux et périphériques puissants : d’un côté, une activité excessive peut déclencher, via des signaux musculaires d’origine mitochondriale, des déficits cognitifs ; de l’autre, des neurones hypothalamiques apparaissent comme des relais clés qui optimisent l’endurance. Ensemble, elles dessinent une même idée : la performance se construit dans un dialogue muscle / cerveau, bénéfique ou délétère selon l’intensité.
Huang et al., 2026, Cell Metabolism 38, 281–297
Kindel et al., 2026, Neuron,114, 1-12
Cancer et Alzheimer : et si l’un freinait l’autre ? L'étude proposée montre que, chez la souris, une protéine sécrétée par certaines tumeurs, la cystatine C, peut traverser la barrière hémato-encéphalique, stimuler les microglies et favoriser l’élimination des plaques amyloïdes, avec à la clé une amélioration des performances cognitives. Un mécanisme inattendu qui pourrait ouvrir une nouvelle piste thérapeutique... à confirmer chez l’être humain.
Li et al., 2026, Cell 189, 1–19
L’Intelligence Artificielle Générale (AGI) serait-elle déjà là sans qu’on l’admette ? Dans ce commentaire, les auteurs soutiennent que les grands modèles de langage atteignent désormais un niveau d’« intelligence générale » raisonnable, malgré des définitions encore floues et des critères souvent centrés sur l être humain. De quoi déplacer le débat : moins sur “ quand l’AGI arrivera ? ”, plus sur comment interpréter et encadrer ce que ces systèmes savent réellement faire.
Nature, 650, Février 2026, 36-40
L’érythropoïétine ne se limite pas aux globules rouges. Cette étude montre que son récepteur EPOR, exprimé par les cellules dendritiques cDC1, agit comme un véritable interrupteur immunitaire : activé, il oriente ces cellules vers la tolérance et l’induction de cellules Treg ; absent, il renforce au contraire leur profil immunogène, stimule l’immunité antitumorale et freine la croissance des tumeurs. Une piste prometteuse pour mieux moduler la balance tolérance/activation en transplantation et en immunothérapie.
Zhang et al., Nature, 2026, 650, 470-480
Le vieillissement ne rend pas seulement l’immunité moins efficace : il peut aussi dérégler les mécanismes de contrôle des lésions tissulaires. Cette étude montre qu’à charge infectieuse comparable, des voies protectrices chez les individus jeunes deviennent toxiques chez les sujets âgés, aggravant les lésions d’organes et la mortalité lors d’une septicémie. De quoi repenser les traitements en intégrant des réponses propres à l’âge
Sanchez al., Nature, 2026, 650, 727-735
La myopie ne se résume pas à une “mauvaise mise au point”. L'article proposé montre que, chez les personnes myopes, les réponses d’accommodation - vergence et constriction pupillaire - sont exagérées et s’accompagnent d’un déséquilibre des voies rétiniennes ON/OFF, avec une voie ON plus faible et plus lente. Une piste mécanistique qui relie travail de près, baisse d’illumination rétinienne et progression de la myopie.
Maharjan et al., Cell Reports, Février 2026, 45, 116938
Et si la dysbiose n’était pas qu’une question de “diversité”, mais de type d’interactions ? Grâce à un modèle écologique, cette étude montre que les microbiotes sains reposent surtout sur la compétition, alors que les états dysbiotiques basculent vers plus de coopération et d’autosuffisance métabolique. Les auteurs proposent un nouvel indicateur, l’ENBI, capable de distinguer santé et maladie, et même d’en prédire la gravité.
Corral-Lopez et al., Science, 2026, 391, 6788, 890-895
Décider pour quelqu’un d’autre change la façon dont on se juge soi-même. Cette étude montre que la responsabilité envers autrui diminue la confiance accordée à ses décisions, ; non pas parce qu’elles sont moins justes, mais parce qu’elle biaise la métacognition en modifiant l’évaluation subjective de sa propre certitude.
Bao et al., Science Advances, 2026, 12, 9
Pourquoi certains mammifères vivent la nuit… et d’autres le jour ? Cette étude identifie un mécanisme cellulaire capable de faire basculer l’horloge biologique : selon leur sensibilité aux cycles de température, les voies mTOR et WNK orientent les cellules vers un fonctionnement plutôt nocturne ou diurne. Mieux : en modulant mTOR chez la souris, les auteurs déplacent le rythme circadien vers un profil plus diurne.
Beale et al., Science, 2026, 391, 6788, 883
Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans quatre grands domaines : énergies bas carbone, défense et sécurité, technologies pour l’information et technologies pour la santé.