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En 2010 et 2011, deux appels d’offre « Infrastructures Nationales en Biologie et Santé » ont été lancés dans le cadre du programme Biologie et Santé des Investissements d’Avenir (IA), soulignant l’importance des infrastructures technologiques de recherche pour maintenir une recherche d’excellence dans le domaine des sciences du vivant.
Actualités scientifiques du CEA de l'Institut de Biologie François Jacob.
Actualité | Résultat scientifique | Culture scientifique
Retrouvez ici la sélection du mois de mars 2026
Pourquoi la glycémie baisse-t-elle en haute altitude ? Cette étude montre que les globules rouges ne sont pas de simples transporteurs d’oxygène : en hypoxie, leur augmentation devient nécessaire et suffisante pour accélérer la capture du glucose, via GLUT1 et un basculement métabolique vers le 2,3-DPG, indépendamment de l’insuline. Une piste qui pourrait inspirer de nouvelles stratégies pour contrôler l’hyperglycémie.
Marti-Mateos et al., 2026, Cell Metabolism 38, 529–545
Et si une partie des bénéfices du sport sur le cerveau venait… du foie ? Cette étude identifie GPLD1, une enzyme induite par l’exercice, capable de renforcer la barrière hémato-encéphalique à distance en réduisant TNAP, une protéine qui augmente avec l’âge et fragilise cette barrière. Résultat : des améliorations de mémoire et des effets sur des marqueurs de type Alzheimer chez la souris.
Bieri et al., 2026, Cell 189, 1499–1516, 2026
Le stress ne “donne” pas seulement des poussées : il active un circuit nerveux qui alimente l’inflammation. Cette étude identifie, chez la souris (et en cohérence avec des données humaines), des neurones sympathiques cutanés Pdyn+ qui, sous stress, recrutent et activent les éosinophiles via CCL11-CCR3 et la noradrénaline (récepteur β2), aggravant la dermatite atopique. Une nouvelle clé de lecture neuro-immune des maladies de peau inflammatoires.
Tian, J. et al, Science, 2026, 391, 6791, 1268-1277
Et si une bactérie “du vieillissement” contribuait directement aux trous de mémoire ? Chez la souris, cette étude relie l’augmentation de Parabacteroides goldsteinii à un déclin cognitif via ses métabolites, qui déclenchent une inflammation (récepteur GPR84) et perturbent le nerf vague, jusqu’à impacter l’hippocampe. Cibler la bactérie, GPR84 ou stimuler l’activité vagale améliore les performances : une piste intestin - cerveau à explorer chez l’être humain.
Cox T.O. et al, Nature, March 11th 2026
La douleur chronique ne se vit pas sur un mode “continu” : elle varie avec le temps… et finit par transformer le cerveau. Les deux études proposées montrent, d’une part, que l’horloge circadienne centrale module la sensibilité à la douleur neuropathique via un circuit hypothalamus - tronc cérébral - moëlle, ouvrant des perspectives de chronothérapie. D’autre part, elles décrivent comment la persistance de la douleur s’accompagne d’un remodelage biphasique de l’hippocampe et implique l’activation microgliale dans l’émergence de symptômes dépressifs. Ensemble, elles relient le “timing” de la douleur à ses conséquences à long terme sur la cognition et l’humeur.
Wei H-R. et al, Science, 2026, 391, 6791, 1235
Ding M. et al, Science, 2026, 391, 6791, 1236
Et si dormir servait aussi à “nettoyer” le cerveau grâce… aux cellules sanguines ? Chez la drosophile, cette étude montre que des macrophages circulants (hémocytes) sont recrutés vers le cerveau pendant le sommeil pour éliminer des lipides oxydés accumulés dans la glie. Quand ce mécanisme (via le gène eater) est perturbé, les lipides s’accumulent, le métabolisme neuronal déraille, avec à la clé moins de sommeil, une mémoire altérée et une durée de vie réduite.
Cho, B. et al. Nature, 2026, 651, 720-731
Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans quatre grands domaines : énergies bas carbone, défense et sécurité, technologies pour l’information et technologies pour la santé.